Transcendance (2014) de Wally Pfister

par Selenie  -  27 Juin 2014, 14:15  -  #Critiques de films

Il s'agit du premier film en tant que réalisateur de Wally Pfister qui n'est autre que le directeur de la photgraphie du réalisateur Christopher Nolan et ce depuis "Memento" (2000) et en passant par "Inception" (2010) et autres Batman... Nolan étant producteur délégué de son protégé et au vu du casting on pouvait espérer un temps soit peu de qualité. Mais malgré les noms aux génériques, un budget conséquent, l'ambition de tourner en argentique plutôt qu'en numérique (Pfister et Nolan sont pro-pellicule et donc anti-numérique) et une idée qui n'est pas de la science-fiction (conseillers techniques sur le tournage comme gage que les progrès en neuroscience et consorts atteignent un seuil où machine et humain pourront fusionner)...

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Bref ce film est un film d'anticipation à l'ambition affichée. Avec Nolan à ses côtés Wally Pfister emmène avec lui un casting qu'il connait bien, certains ayant tournés sur la trilogie "The Dark Knight" et un Johnny Depp connu sur le clip "My Valentine" de Paul McCartney... Depp ayant pris goût aux billets verts depuis "Pirates des Caraïbes" aurait demandé un cachet de 20 millions de dollars + 15% des bénéfices ! L'"amélioration" de l'homme par la technique est appelée Théorie du Transhumanisme, un concept déjà exploité par le cinéma notamment avec l'histoire d'amour de "Her" (2014) de Spike Jonze ou même dans le chef d'oeuvre "Blade Runner" (1982) de Ridley Scott... Malheureusement Wally Pfister n'est pas l'homme de la situation, où peut-être est-ce Jack Paglen ?! Ce dernier est l'inconnu, scénariste pour la première fois sur ce blockbuster cybernétique. Le début est trop longuet, le récit s'éparpille sur divers sujets plus ou moins judicieux (amour virtuel, terrorisme, éthique...) sans que cela semble franchement interessé tous le casting. Morgane Freeman semble s'emmerder clairement, Johnny Depp est au minimum syndical, sans doute que Rebecca Hall est la seule à y croire ! La réflexion supposée et, à priori, désirée par le réalisateur n'est jamais approfondie pour un film qui reste une simple série B, un film qui n'atteint jamais plus que le divertissement SF d'un direct Vidéo. Le climax est superficiel et l'absence de rythme finit par nous ennuyer fortement. Quelques scènes font leur effet, entre fascination et émotion mais c'est bien peu et bien rare sur les 113 minutes.

 

Note :               

 

07/20