Inherent Vice (2015) de Paul Thomas Anderson

par Selenie  -  4 Mars 2015, 18:05  -  #Critiques de films

Paul Thomas Anderson fait partie des plus grands réalisateurs depuis une quinzaine d'années avec l'apogée dantesque de "There will be blood" (2007), après "The Master" (2013) il adapte le roman éponyme de Thomas Pynchon réputé inadaptable. Quitte un prendre un risque de ce genre on est heureux de voir ce réalisateur derrière ce projet. Il retrouve pour l'occasion son acteur de "The Master" Joaquin Phoenix (qui lui se retrouve en couple avec Reese Witherspoon après "Walk the Line" en 2005) ; d'ailleurs son personnage du privé Doc Sportello pourrait être le pendant psychédélique de Freddie dans "The Master" ; illuminés tous les deux, ils s'interrogent sur le monde qui les entoure, à leur façon et qui prend une dimension bien particulière en pleine parenthèse enchantée parasitée par les années paranoïa de l'époque Nixon.

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On aime particulièrement la reconsitution d'époque, la BO (Neil Young, Sam Cooke et du rétro plus récent avec du Radiohead qui ne dénote pas), la photographie... Précisons que le chef op est Robert Elswit déjà à l'oeuvre sur "There will be blood". On aime également les personnages et les acteurs tous impeccables et on aime cette filiation avec d'autres films, on a bien 70% de "Chinatown" (1974) de Roman Polanski, 20% de "Jackie Brown" (1997) de Quentin Tarantino et 10% d'autres films comme "Le Grand Sommeil", "The Big Lebowski"... Malheureusement, il faut bien l'avouer le scénario est quand même très confus et le rajout (vis à vis du roman) de la narratrice Sortilège n'y change pas grand chose. Encore plus compliqué et flou que "Chinatown" et "Le Grand Sommeil" réunis le récit est un labyrinthe bien difficile à suivre. On comprend où on va et l'intrigue centrale mais suivre tous les méandres est une autre affaire ; on comprend en large et en gros, pour résumé pas de soucis mais on laissera de côté les détails et les évènements. Dans la dernière partie on s'étonne même que tout aille si vite. Certains personnages de second plan méritaient sans doute d'être plsu important, on pense à celle de maitresse-procureur Reese Witherspoon (qu'Anderson voulait étoffer mais l'actrice l'en dissuada sur le fait que cela ne bénéficierait pas au film !). Ca reste un film particulièrement dense (10-15mn d eplus pour éclarcir un peu ?! déjà 02h30 on est plus à 15mn près), assez fascinant et des acteurs de premier ordre. Dommage que le scénario ne soit pas plus cohérent de bout en bout. Au final ce film sera l'une des deux déceptions réelles du réalisateur...

 

Note :                

 

14/20

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