Décès du compositeur James Horner

par Selenie  -  23 Juin 2015, 13:32  -  #Décès de star - Bio

Quelques heures après le décès de l'actrice italienne Laura Antonelli, le cinéma est une nouvelle fois en deuil avec la mort du célèbre compositeur de musiques de films James Horner, décédé hier 22 juin 2015 à l'âge de 61 ans.

jameshornerpng.png (500×307)

Né en 1953 à Los Angeles d'un couple d'immigrés autrichiens dont un papa qui était chef décorateur et scénariste, à l'occasion réalisateur... James Horner débuta le piano dès 5 ans et partit étudier à Londres au Royal College of Music avant de continuer ses études en revenant outre-Atlantique en Arizona. Il obtint ses diplômes universitaires (master+doctorat) en Californie.

 

Il commença à travailler d'abord sur des compositions pour l'American Film Institute dans les années 70 et devint enseignant en théorie musicale à l'Université de Los Angeles (UCLA) avant de s'intéresser à la composition de bandes-originales.

James-Horner-e1435034326402.jpg (499×299)

Il débute en signant sa première musique pour le film "Les Mercenaires de l'espace" (1980) de Jimmy T. Murakami produit par Roger Corman (décidément ce monsieur est un découvreur de talent !).

 

Il commence d'abord par des petites productions horrifiques comme "La ferme de la terreur" (1981) de Wes Craven ou "La Main du Cauchemar" (1981) de Oliver Stone.

 

Il commence à se faire un nom à partir de 1982 avec les succès de "Star Trek : la colère de Khan" (1982) de Nicholas Meyer et "48 Heures" (1982) de Walter Hill.

18447665.jpg (120×160)18365833.jpg (600×800)005281_af.jpg (355×477)willow.jpg (160×213)

James Horner est le premier à introduire des éléments électroniques et à ajouter des choeurs. La musique irlandaise traditionnelle sera une source d'inspiration régulière également.

 

La fin des années 80 voit se multiplier les films de grands cinéastes et les succès des films lui apporte reconnaissance qui ne fait que se confirmer d'année en année.

 

Il signe les musiques de "Cocoon" (1985) de Ron Howard, "Aliens" (1986) de James Cameron, "Le nom de la Rose" (1986) de Jean-Jacques Annaud, "Willow" (1988) de Ron Howard, "Glory" (1989) de Edward Zwick et "Chérie j'ai rétréci les gosses" (1989) de Joe Johnston.

 

Son style se précise à la transition des années 80-90 et développe entre autres de longs passages mélancoliques.

19163372.jpg (120×160)034062.jpg (111×149)19209164.jpg (600×800)18449713.jpg (563×800)

Il est de plus en plus demandé et signe plusieurs partition par an.

 

Les années 90 débutent avec la suite "48 heures de plus" (1990) de Walter Hill, avant de signer les musiques de "Jeux de Guerre" (1992) de Philip Noyce, "L'affaire Pélikan" (1993) de Alan J. Pakula, "Légendes d'automne" (1994) de Edward Zwick.

 

Un tournant s'opère ensuite avec le succès gigantesque du film mais aussi de la BO du film "Braveheart" (1995) de Mel Gibson. Le succès de la BO dans les ventes de disques donne à James Horner une autre dimension et devient connu également du grand public.

20051394.jpg (160×213)19404493.jpg (160×213)18379045.jpg (160×213)18473104.jpg (160×213)

Une reconnaissance confirmée par un succès encore plus énorme avec "Titanic" (1997) de James Cameron pour lequel il signe à quatre mains avec la chanteuse Céline Dion la célèbre chanson phare du film "The Heart will go on". Une BO signée et siglée James Horner qui lui vaut une vente de la BO à plus de 30 millions d'exemplaires dans le monde et surtout l'Oscar de la meilleure musique en 1998.

james-horner.jpg (1200×900)

Il enchaine avec les films "Ennemis rapprochés" (1997) de Alan J. Pakula, "Le Masque de Zorro" (1998) de Martin Campbell, "Un homme d'exception" (2001) de Ron Howard, "Stalingrad" (2001) de Jean-Jacques Annaud, "Windtalkers" (2002) de John Woo... 

 

Il signe également les musiques de "Troie" (2004) de Wolfgang Petersen, "Le Nouveau Monde" (2005) de Terrence Malick, "Apocalypto" (2006) de Mel Gibson avant de retrouver les sommets du box-office avec "Avatar" (2009) de James Cameron.

18704297.jpg (600×800)19485155.jpg (600×800)20158079.jpg (600×800)376925.jpg (160×217)

La carrière prend un (petit) coup de ralentissement quand il n'est pas reconduit dans la suite de "The Amazing Spider-Man" (2012) de Marc Webb. James Horner prend du recul et une année sabbatique dans la foulée avec une année blanche en 2013 pour le cinéma. Néanmoins, il en profite pour se consacrer à des concerts notamment avec l'Orchestre philarmonique de Liverpool et surtout le concert "Titanic" qui eut lieu en première mondiale du 13 au 15 mars 2015 à Lucerne en Suisse. 

 

On peut entendre quelques polémiques sur l'oeuvre de James Horner, certains l'accusant de plagier des compositeurs classiques comme Serge Prokofiev et Dimitri Chostakovitch et même Jerry Goldsmith... D'autres ne voient en lui qu'un compositeur qui répète inlassablement les mêmes techniques et notamment l'utilisation des mêmes 4 notes pour signifier le danger.

 

Il s'avère qu'en fait ces 4 notes, appelées "Danger Motif", serait une technique habituelle (métaphore de la mort et du châtiment) déjà utilisée par Wagner, Brahms, Debussy et Rozsa. Sa formation et son héritage classique (comme John Williams et Ennio Morricone !) le pousserait en fait à poursuivre ses travaux et parfaire ses idées de film en film.

image_james-horner-2013.jpg (1040×325)

Quoi qu'il en soit James Horner est devenu au fil du temps un incontournable pour le 7ème Art et a signé certaines de musiques cultes de ces 30 dernières années. Il reste un compositeur important à la filmographie imposante.

 

Ses dernières compositions sont "Le dernier Loup" (2015) de Jean-Jacques Annaud et "La Rage au ventre" (2015) de Antoine Fuqua.

 

James Horner, qui était un pilote expérimenté, est décédé dans un crash de son avion dans la banlieue de Los Angeles ce 22 juin 2015 à l'âge de 61 ans.