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Selenie

Mélodie en sous-sol (1963) de Henri Verneuil

7 Juillet 2015, 09:13am

Publié par Selenie

Rencontre entre deux monstres sacrés, l'ancienne génération adoube la nouvelle avec respectivement Jean gabin et Alain Delon, comme le Vieux l'avait fait avec Belmondo juste avant dans le succès "Un singe en hiver" (1961) déjà de Henri Verneuil. D'ailleurs ce succès n'est pas pour rien dans ce nouveau duo, Bebel étant une star plus populaire que Delon en France ce dernier, plus connu dans le monde, souhaitait avoir la même reconnaissance que Bebel dans son pays ; il avait alors fait en sorte d'avoir ce rôle dans ce film, allant jusqu'à renoncer à son cachet  pour que la MGM accepte sa participation, en échange il prit des droits sur les ventes au Japon, URSS et Argentine... Il a bien fait !...

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Entouré d'un casting prestigieux de gueules bien connues du cinéma hexagonal comme Dora Doll, Viviane Romance (son dernier grand film), Jean Carmet, Maurice Biraud ("Le Cave se rebiffe" en 1961 de Gilles Grangier) Henri Verneuil (assisté des futurs grands Claude Pinoteau et Costa Gravas) signe là un petit chef d'oeuvre du polar à la française sur un idée de Michel Audiard. En effet c'est l'auteur-scénariste-dialoguiste qui eut l'idée d'adapter ce roman "The Big Brag" de John Trinian. Pour l'anecdote un peu triste, c'est sur ce film que Audiard et Gabin se brouillèrent, suite à quoi le Vieux refusa de participer à "Les Tontons Flingueurs" (1963) de Georges Lautner... A contrario Gabin s'entendit à merveille avec le ténébreux Alain Delon. Un scénario merveilleusement bien écrit où un homme d'âge mûr tout juste sorti de prison met au point un dernier coup pour une bonne retraite. Il s'adjoint comme associé un jeune loup qu'il a connu en prison. Le film offre un face à face Gabin-Delon de toute beauté, d'un joli antagonisme avec le duo Gabin-Belmondo faisant les singes. Outre le beau noir et blanc qui sied idéalement à l'atmosphère un peu détachée d'un film noir sous le soleil de la côte d'azur on est aussi royalement servi par les dialogues d' Audiard dont on savoure une énième fois de ses répliques cultes. En prime quelques scènes mythiques dont une des plus belles fins du cinéma policier français. Chef d'oeuvre.

 

Note :                

 

19/20

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