We are your Friends (2015) de Max Joseph

par Selenie  -  27 Août 2015, 10:33  -  #Critiques de films

Premier long métrage pour Max Joseph qui, jusqu'ici, signait des courts métrages et des documentaires. Pour son premier long, il a imaginé l'éclosion d'un jeune DJ et son ascension. Evidemment on pense à "Eden" (2014) de Mia Hansen-Love sur le thème de l'explosion de la musique électronique dans les années 90... Mais ici le scénario est beaucoup plus balisé et convenu. Cole 23 ans, essaie de percer dans le milieu, il rame jusqu'au jour où il fait la connaissance d'un grand DJ. Les choses vont se compliquer quand il tombe amoureux de sa petite amie tandis que ses meilleurs amis sont aussi dans l'expectative d'une vie meilleure. Le titre fait référence au titre emblématique du groupe français Justice sorti en 2008.

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Le DJ star est interprété par Wes Bentley (révélé par "American Beauty" en 1999 de Sam Mendes, revu dans "Hunger Games" en 2012 de Gary Ross) mais le vrai "couple" du film est Zac Efron (remarqué surtout dans "Paperboy" en 2012 de Lee Daniels) et Emily Ratajkowsky (top model remarqué pour s'être dénudée dans le clip "Burred Lines" de Robin Thicke et pour avoir été la maitresse de Ben Affleck dans "Gone Girl" (2014) de David Fincher). Le couple Efron-Ratajkowsky fait des étincelles, un duo beau en diable dont une Emily R. sexy à se damner. Pour Zac Efron, ce retour dans le monde musical doit bien lui changer depuis la soupe "High School Musical" (2006-2007)... Néanmoins, il s'agit de musique électronique et on peut être allergique à cette musique omniprésente. Par contre elle est savamment dosée, n'est pas envahissante et le scénario intègre des paramètres ludiques (sons d'origines variées, humour, débat plus ou moins philosophique) qui font passer la chose avec un certain intérêt. Il manque au récit des choix moins calibrés et déjà vus (omniprésence de la drogue, fête, panel d'amis avec celui qui à la tête sur les épaules et le dur, les filles faciles...), un peu plus d'audace dans le cynisme et/ou le subversif (la drogue ne l'est plus, trop éculée) aurait apporté un plus non négligeable. Pour l'anecdote : pour la dernière scène le réalisateur a créé un réel festival dans lequel on peut reconnaitre des DJ (apparemment connus !) avec des noms comme Nicky Romero, L.A. Riots et Dillon Francis... Rien de révolutionnaire mais un film d'été fun et sexy idéal en cette fin d'été grisailleux.

 

Note :                

 

12/20