Les Diaboliques (1954) de Henri-Georges Clouzot

par Selenie  -  8 Avril 2008, 15:09  -  #Critiques de films

Juste après avoir tourné le chef d'oeuvre "Le Salaire de la Peur" (1953) notre Hitchcock national adapte du roman "Celle qui n'était plus" (1952) du duo Boileau/Narcejac. Un roman qui avait d'ailleur stapé dans l'oeil de Alfred Hitchcock avant que Clouzot obtienne les droits. Juste après les deux auteurs signeront le roman "D'entre les morts" (1954) spécialement pour le maestro qui en fera le film mondialement connu "Sueurs Froides" (1958)...  Outre la richesse des seconds rôles avec Michel Serrault, Noel Roquevert, Pierre Langley, Jean Lefebvre on retrouve Charles Vanel sorti tout juste de "Le Salaire de la Peur" tandis que l'épouse du réalisateur Vera Clouzot fait équipe avec Simone Signoret pour trucider l'impérial Jean-Paul Meurisse.

affiche.jpg (600×800)dkmlsxaqanwebig.jpg (1024×768)

"Les Diaboliques" où comment, dans un pensionnat, l'épouse et la maitresse du directeur tyrannique et violent manigancent son meurtre. Le scénario est méticuleux et décrypte avec précision le plan des deux femmes en étant particulièrement pointilleux sur le côté psychologique des personnages. Le film est coupé en deux actes (avant et après le meurtre) mais on peut dire qu'il n'y a pas un suspense mais des suspenses, les paramètres terribles semblent mouvants. Clouzot insista d'ailleurs sur l'effet de surprise et fut donc le premier à exiger la fermeture des salles au commencement de la séance avec un carton en fin de séance pour demander aux spectateurs de ne rien dévoiler du film ; Hitchcock lui-même reprendra le système par la suite... Un seul (tout) petit bémol, la dernière apparition du commissaire. Les acteurs du film sont tous éblouissants, de la maladive Christina/Vera à la forte Nicole/Simone en passant par le "monstre" Michel/Jean-Paul et le fouille-m***** commissaire/Charles. "Les Diaboliques" est un énième chef d'oeuvre pour Henri-Georges Clouzot qui prouve une fois pour toute qu'il n'a rien à envier à Hitchock. Un film terrible à l'anecdote funeste, puisque Vera Clouzot décédera d'une crise cardiaque en 1960. Un des meilleurs films français de tous les temps. A voir absolument.

 

Note :              

 

19/20

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :