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Selenie

Le Sabre et la Flèche (1953) de André De Toth

9 Janvier 2017, 09:08am

Publié par Selenie

André De Toth, un des 5 Borgnes de Hollywood (avec John Ford, Fritz Lang, Nicholas Ray et Raoul Walsh) signe là un petit western bien fichu. Comme à son habitude il alterne (à l'insu de son plein gré ?!) les grands films avec les petites productions qui ont du chien. Entre "Le Cavalier de la mort" (1951) et "Les Massacreurs du Kansas" (1953) il retrouve donc son scénariste, Kenneth Gamet, pour ce film à la trame classique qui se démarque grâce à un paramètre assumé jusqu'au bout et à quelques jolis mouvements de caméra.

last-of-the-comanches-1953-fa00.jpg (450×598)

On suit donc les 6 soldats survivants d'un attaque de comanches qui se retrouvent encerclés avec une femme et un homme louche dans des ruines censées abriter un puit qui se tarit trop tôt. Ce puit est ici d'une importance capitale car tout le récit repose dessus. En effet, si la rareté de l'eau dans le désert est toujours très présent dans ce genre de film (on peut citer "La Patrouille Perdue" en 1934 de John Ford et "Sahara" en 1943 de Zoltan Korda) elle a rarement été aussi essentielle. L'eau va alors devenir l'enjeu des comanches et une question de survie pour le soldats même quand il y en a plus !

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Au casting aucune réelle star mais des acteurs solides dont Broderick Crawford, acteur expérimenté dans un de ses rares rôles principaux dans un style à la Victor V. McLaglen (en plus sérieux !), la jolie Barbara Hale et Lloyd Bridges (papa des acteurs Beau et Jeff) future star de la série "Y-a-t-il un pilote... ?"... Tragique de bout en bout mais offrant quelques onces d'humour il s'agit avant tout d'un hommage au courage des soldats alors que les indiens sont ici peut-être pas assez montrés sous leur véritable jour. Certainement pas un film pro-indien ce western reste un film efficace sur lequel le cinéaste se sert du contre-jour pour magnifier le crépuscule et avec une scène d'explosion dantesque pour un film de cette époque. Un bon film à défaut de pas atteindre le niveau du chef d'oeuvre de André De Toth, "La Chevauchée des bannis" (1959).

 

Note :            

13/20

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