Kong : Skull Island (2017) de Jordan Vogt-Roberts

par Selenie  -  9 Mars 2017, 08:28  -  #Critiques de films

Enième retour de King Kong pour ce qui est un reboot et qui est déjà annoncé comme le second film d'une franchise après le "Godzilla" (2014) de Gareth Edwards et avant le remake du "King Kong contre Godzilla" (1962) de Ishiro Honda prévu pour 2019. Logique donc de retrouver comme scénariste Max Borenstein (étant déjà de l'aventure "Godzilla") qui a aussi travaillé sur ce film avec Dan Gilroy ("Night Call" en 2014) et Derek Connolly (scénariste de "Jurassic World" en 2015 de Colin Trevorrow). Les producteurs ont choisi Jordan Vogt-Roberts comme réalisateur, un pari puisqu'il n'était connu jusque là que pour la chronique adolescente "The kings of summer" (2013). Par contre niveau casting on est dans le haut de gamme, entre jeunes pousses et vieux expérimentés. Pour la nouvelle génération on a Toby Kebbel, Jing Tian (vu dernièrement dans  "La Grande Muraille" de Zhang Yimou), Brie Larson de retour après son Oscar pour pour "Room" (2015) de Lenny Abrahamson. Chez les plus expérimenté on a Tom Hiddelston (plus vu depuis "Crimson Peak" en 2015 de Guillermo Del Toro), John C. Reilly (plus vu depuis "Les Cowboys" en 2015 de Thomas Bidegain), John Goodman et l'omniprésent Samuel L. Jackson.

440855.jpg (540×720)

Outre l'idée de reprendre le mythe de Kong l'équipe a voulu assurer le 3ème opus ("King Kong contre Godzilla) et pour cela il a fallu voir plus "grand" que les films américains. En effet dans les versions américaines King Kong vaisait environ 7-8 mètres de haut quand dans les versions japonaises il faisait environ 45 mètres ! D'où la volonté de créer un Kong qui serait un mixte entre le King Kong originel ("King Kong" en 1933 créé par Merian C. Cooper, Edgar Wallace et Ernest B. Schoedsack) et le kaiju japonais ce qui fait que dans cette nouvelle version Kong fait environ 30 mètres de hut et est bipède. Tourné en Performance Capture Kong est joué par Terry Notary, spécialiste du système à l'instar du célèbre Andy Serkis avec qui il a travaillé notamment sur les sagas "La Planète des Singes" et "Le Hobbit", pour l'anecdote rappelons d'ailleurs que Andy Serkis avait été Kong dans la version du "King Kong" (2005) de Peter Jackson... 1973, une expédition est donc envoyé sur une île jusque là inconnue, officiellement scientifique mais aux objectifs réels bien différents...

476754.jpg (640×256)

Ce film s'éloigne ostensiblement des versions précédentes et délaisse le côté "La Belle et la Bête" (de foire !) pour un ancrage appuyé dans une version de "Le Monde Perdu". Après un prologue de convenance le film démarre vraiment et assez rapidement quand l'arrivée peu discrète sur l'ile réveille Kong sans trop tarder. On apprécie la richesse de la faune de l'ile avec des bestioles qui font leur effet sans chercher l'esbrouffe de trop (pas de Alien mais des animaux "réalistes"). Le scènes d'action sont impressionnantes, bien construites avec des effets spéciaux dignes d'une telle production. Malheureusement le réalisateur use de ralentis fantoches, mal intégrés. Niveau humour c'est un peu bancal, car si John C. Reilly est parfait, la plupart des scènes plus ou moins drôles sont involontaires (un des perso qui se fait ninja avec un masque à gaz et un katana, ou la mort de certains personnages). L'épilogue larmoyant et presque hors sujet fini d'imposer le personnage joué par John C. Reilly comme personnage principal ce qui est bien surfait. Néanmoins, à contrario, le prologue qui voit un affrontement entre un GI et un nippon fait un écho judicieux au prochain "King Kong contre Godzilla". Kong réinventé ainsi est plutôt bien vu même si dans le même temps il n'y a rien de bien nouveau. Efficace et divertissant, un bon pop corn movie. Note obtenue de justesse !

 

Note :               

14/20

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :