Godzilla II : Roi des Monstres (2019) de Michael Dougherty

par Selenie  -  30 Mai 2019, 18:21  -  #Critiques de films

Le MonsterVerse lancé par Warner en association avec Toho Productions en ce qui concerne Godzilla et consorts, se poursuit donc après "Godzilla" (2014) de Gareth Edwards et "King Kong : Skull Island" (2017) de Jordan Vogt-Roberts, en sachant déjà qu'il a déjà été annoncé le prochain "Godzilla vs Kong" (2020) de Adam Wingard... Le film débute 5 ans après les évènements de 2014 et plusieurs autres monstres ont été découverts entre temps... Par contre Gareth Edwards ne reprends pas les commandes, laissées à Michael Dougherty, connu comme scénariste de "X-Men 2" (2003) et "Superman Returns" (2006) tous deux de Bryan Singer, puis réalisateur des films d'horreur "Trick'r 'Treat" (2009) et "Krampus" (2016). Dougherty co-signe le scénario de cette suite avec Max Borenstein qui était déjà auteur sur les deux premiers films du MonsterVerse cités en haut, puis avec Zach Shields qui avait déjà collaboré avec Dougherty sur "Krampus"... On retrouve quelques personnages du "Godzilla" (2014), avec Kyle Chandler, Vera Farmiga Scream Girl des années 2000, Ken Watanabe, Sally hawkins qui a entre temps croisée un autre monstre avec "La Forme de l'Eau" (2018) de Guillermo Del Toro...

Puis de nouveaux arrivants avec Zhang Ziyi qui retrouve Ken Watanabe après "Mémoires d'une Geisha" (2006) de Rob Marshall, Charles Dance désormais célèbre Tywin Lannister dans la série TV "Game of Thrones" (2011-2015) mais aussi des 3ème voir 4ème rôle joués par CCH Pounder, O'Shea Jackson Jr., David Strathairn... Puis enfin un rôle important pour la toute jeune Mollie Bobby Brown évidente future star révélée par la série TV "Stranger Things" (2016-...). On constate surtout que le casting joue la carte internationale et la légitimité en faisant appel à deux grandes stars asiatiques avec la chinoise Zhang Ziyi et le japonais Ken Watanabe. Mais étonnament, la pauvre chinoise à droit à un personnage inepte qui n'a aucune incidence sur le récit, à contrario de son partenaire japonais ; un cadeau envers Toho ?!... Le MonsterVerse reprend la mode des scènes post-génériques chères à Marvel, ainsi on n'est pas surpris puisque les monstres du bestiaire de cette suite avaient déjà été annoncé dans le post-générique de "Kong : Skull Island". Ainsi, cette fois Godzilla va croiser le fer (ou pas !) avec Ghidorah l'hydre à trois têtes cracheur de foudre, Rodan le ptérosaure dans un style phénix puis Mothra le papillon mystérieux. Le film met un peu de temps a démarré mais très vite on constate que la mise en scène est aussi académique que le scénario est convenu et couse de fil blanc. Warner semble croire à son projet de nouvel univers, puisque du budget de 160 millions en 2014, monté à 185 millions en 2017, ce nouveau film est doté d'un budget de 200 millions, ce qui correspond à l'espoir de voir le box-office se refléter avec respectivement 530 puis 561 millions...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un budget important dont on voit parfaitement les moyens à l'écran bien que les effets spéciaux ne soient pas des plus impressionnants ; la faute entre autre à des décors et lumières si sombres qu'on ne peut apprécier pleinement les détails des monstres. Niveau scénario, le plus gros bémol vient de la raison pour laquelle les monstres doivent être "réveillés"... Une raison si galvaudée et si récurrente notamment chez les méchants de saga comme James Bond. Malgré une photographie bien trop sombre qui ne permet pas d'apprécier à fond les détails on a pourtant quelques séquences qui bluffent visuellement comme Ghidorah perché avec une croix en premier plan ou le dernier plan du roi des monstres en fin de film. Les combats de monstres sont les seules scènes qui restent spectaculaires, bien que les scènes "humaines" découpent un peu trop ces parties. Au final ce film reste sans surprise et trop flou, un récit ennuyeux pour un visuel trop sombre. Sans compter les invraisemblances qui résident surtout autour du personnage de l'ado. Après deux premiers films MonsterVerse plutôt efficaces c'est une déception, appuyé de surcroît par une scène post-générique peu originale.

 

Note :                      

09/20

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alice in oliver 30/06/2019 10:47

Pas encore vu cette suite, mais j'avais plutôt apprécié le remake de GARETH Edwards en dépit de ses nombreuses carences. Pour cette suite, je crains un blockbuster lambda...