Décès de Blake Edwards

par selenie  -  17 Décembre 2010, 10:50  -  #Décès de star - Bio

Décidément ça marche toujours par paire... L'hécatombe continue... Nous apprenons la mort du réalisateur Blake Edwards ce jeudi 16 décembre 2010 à l'âge de 88 ans.

http://www.premiere.fr/var/premiere/storage/images/cinema/news-cinema/blake-edwards-le-realisateur-de-la-panthere-rose-est-mort/37339064-1-fre-FR/Blake-Edwards-le-realisateur-de-La-Panthere-rose-est-mort_image_article_paysage_new.jpg

Né en 1922 Blake Edwards est né dans une famille du cinéma, son grand-père et son père travaillent dans la réalisation et la production. Il débute dans le milieu vers 1942 comme couriser et figurant notamment dans "Les sacrifiés" (1945) de John Ford et dans "Les plus belles années de notre vie" (1946) de William Wyller. A la même période il écrit pour la télévision et la radio. Il devient le scénariste du réalisateur Richard Quine pour les années 50-60. Le pied à l'étrier il réalise ses premiers films, deux comédies musicales pour le chanteur Frankie Laine, "Rira bien" (1955) et "Bring your smile along" (1955).

Il écrit et réalise "L'extravagant Monsieur Cory" (1957) avec Tony Curtis en vedette. Ce film l'impose comme un vrai réalisateur avec qui il faudra compter. Il continue sa collaboration avec Tony Curtis (qui nous a quitté il y a peu aussi... snif) avec "Vacances à Paris" (1958) et surtout "Opération Jupons" (1959) avec également Cary Grant (photo ci-dessus) ; ce dernier sera un grand succès.

Il enchaine avec "Diamant sur canapé "(1960) avec la merveilleuse Audrey Hepburn (photo ci-dessus) ; grands succès où il mélange les genres entre humour et mélancolie.

Un énième gros succès arrive avec "La panthère rose" (1964), film culte entre burlesque et non-sens avec un Peter Sellers tout aussi cultissime (photo ci-dessus). Il enchaine avec "Qunad l'inspecteur s'emmêle" (1965), "La grande course autour du monde" (1965), "Qu'as-tu fait à la guerre papa" (1966) avant de retrouver Peter Sellers pour un chef d'oeuvre du burlesque avec "The party" (1969) - photos ci-dessous.

En 1970 il épouse l'actrice Julie Andrews (Mary Poppins entre autres...) rencontré sur le tournage de "Darling Lili" (1970) et avec qui il tournera la plupart de ses prochains films. Après des années 60 magnifiques Blake Edwards connait quelques revers avec "Deux hommes dans l'ouest" (1971) et "Top secret" (1974). Il se sert alors d'un filon juteux en créant des nouvelles aventures pour "La panthère rose". Il réalise coup sur coup "Le retour de la Panthère rose" (1975), "Qund la Panthère rose s'emmêle" (1976) et "La malédiction de la Panthère rose" (1978)... Tout au long de sa carrière cette franchise sera présente. Il retrouvera encore ce personnage avec "A la recherche de la Panthère rose" (1983), "L'héritier de la Panthère rose" (1983) et "Le fils de la Panthère rose" (1993)... Cette saga perd de sa force et de son humour au fil du temps comme la plupart des suites à rallonge.

A la fin des années 70 Blake Edwards change un peu de registre, il écrit produit et réalise trois films à la suite qui sont tous trois des satires plus ou moins féroces du système hollywoodien. Trois films trois succès avec "Elle" (1980), "S.O.B." (1981) et surtout le superbe "Victor victoria" (1982) où Edwards transforme Julie Andrews en homme ! (photo ci-dessus).

Ce dernier film reste également son dernier grand film. Les années 80 reste la décennie du déclin avec des comédies plus amère avec des thèmes autour de la vieillesse ou de l'alcoolisme avec "That's life" (1986), "Boires et déboires" (1987) avec un Bruce Willis encore peu connu, "Meurtres à Hollywood" (1988) ou "Dans la peau d'une blonde" (1991).

En 2004 il a reçu un Oscar d'honneur pour l'ensemble de son oeuvre.



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eelsoliver 18/12/2010 13:02

et oui, l'hécatombe continue... Quelle sale année pour le cinéma ! Personnellement, je me reverrai bien la Panthère Rose et la Party.

plume231 17/12/2010 14:51

Il y a aussi le brillant "Le Jour du vin et des roses", sans conteste le deuxième grand film américain sur l'alcoolisme. Le tout réalisé avec un réalisme à faire frémir et avec les interprétations extraordinaires de Jack Lemmon et de Lee Remick. Un grand, un très grand, vient de nous quitter.