Décès de la bomba latina Sara Montiel

par Selenie  -  8 Avril 2013, 18:56  -  #Décès de star - Bio

L'actrice et chanteuse espagnole Sara Montiel, considérée comme la première sex-symbol venue d'Espagne, est décédée aujourd'hui 08 avril 2013 à l'âge de 85 ans.

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Née en 1928 en Espagne donc, Maria Antonia Alejandra Vicenta Elpidia Isadora Abad Fernandez est issue d'une famille très modeste, paysans de la Mancha. Ses parents la confie à des amis de laprovince de Alicante afin qu'elle est une chance d'avoir une éducation convenable. A l'âge de 13 ans elle participe à un concours de chant qu'elle gagne. Un tournant puisque le premier prix est composé de cours de comédie et de chant.

 

A peine 17 ans elle décroche son premier rôle au cinéma sous le pseudonyme Maria Alejandra dans "Te quiero para mi" (1944). Très vite elle change son nom en Sara Montiel (prénom de sa grand-mère et nom de sa province d'origine). Elle tourne plusieurs films en Espagne mais sans jamais s'imposer réellement dans "Don Quijote de la Mancha" (1947) de Rafael Gil et "Poignard et Trahison" (1949) de Juan de Orduna.

 

Elle décide de partir pour le Mexique où elle tourne avec les plus grandes stars du pays et devient vite une star à part entière au Mexique. On la voit dans "Le bagne des filles perdues" (1951) de Miguel M. Delgado et surtout "Pier Canela" (1953) de Juan Jose Ortega qui la fait remarquer à Hollywood.

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Elle est choisie pour être Nina dans "Vera Cruz" (1954) de Robert Aldrich aux côté de Burt Lancaster et Gary Cooper (photo ci-dessus). Elle est enfin une actrice connue et reconnue et enchaine avec un autre superbe western "Le jugement des flèches" (1956) de Samuel Fuller.

 

Elle tourne dans la comédie musicale "Sérénade" (1956) de Anthony Mann avec Vincent Price et Joan Fontaine (photo ci-dessous) ; c'est sur ce film qu'elle rencontre son futur époux le réalisateur lui-même. Ils divorceront 7 ans plus tard.

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Elle tourne un dernier film mexicain, un bon film noir "La Belle de Mexico" (1956) de Alfredo B. Crevenna.

 

Sa carrière au cinéma est alors à son apogée, sans pour autant délaisser la chanson.

 

Ses films les plus connus sont alors "Valencia" (1957) de Juan de Orduna, "La Violetera" (1958) de Luis Cesar Amadori qu'elle retrouve pour "Pecado de amor" (1961)... Elle tourne aussi avec un réalisateur français, ce sera "Casablanca nid d'espions" (1963) avec Maurice Ronet.

 

Le film "Valencia" est un film espagnol pour lequel elle enregistre un disque de 11 titres. Dès lors elle fera en sorte que sa voix chaude et rauque s'entende sur un disque en simultanée d'un film. Avec ce film elle rapporte également de Hollywood une sensualité que l'Espagne d'alors ne connaissait pas. Le film est un triomphe, un succès inégalé depuis en Espagne. Elle est au sommet de sa gloire et devient la première icône sexuelle espagnole.

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Sa recette disque + film fonctionne jusqu'aux années 70 avant que la formule ne s'essoufle. Elle abandonne alors le grand écran et se produit dans de grands shows (souvent vêtue très sensuelle) avec des Guest-Stars comme Joséphine Baker ou Lola Flores. Elle est devenue la "diva espagnole la plus importante de l'après-guerre" selon Le Petit Larousse ibérique.

 

Elle épouse en seconde noce le patron de presse José Tous qui gère en plus sa carrière de façon extrêmement efficace. Elle s'occupe aussi de ses deux enfants adoptés, Zeus et Thaïs.

 

La Movida (renaissance de l'art espagnol après Franco) l'accepte dans ses rangs, ses déclarations fracassantes et ouvertement de gauche la rendent sympathique aux yeux de la nouvelle génération.

 

Le décès de son époux José Tous a pour conséquence de tourner un peu moins. Elle a publié ses mémoires où elle déclare avoir eu des liaisons avec Ernest Hemingway, le Prix Nobel Severo Ochoa, le poète Miguel Mihura (son premier amour), Maurice Ronet... etc...

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Elle a toujours parlé de sexualité sans tabou ce qui, effectivement, la compare à une "Mae West latine" (dixit Wikipedia).

 

Elle a atteint un tel statut surtout grâce au combiné chanson-cinéma. Ses grands rôles restent limités mais la qualité de ses films restent excellents et il n'en demeure pas moins qu'elle restera comme une des premières bomba latina du cinéma.

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