Décès de papa Wilson !

par selenie  -  3 Février 2010, 21:33  -  #Décès de star - Bio

Décidément c'est marche toujours par pair... Après Pierre Vaneck on vient d'apprendre le décès du papa de Lambert Wilson, Georges Wilson ce mercredi 3 janvier 2010.

Alida Valli

Tout de suite après la guerre 39-45 Georges Wilson s'inscrit aux cours de théâtre de l'école de la  Rue Blanche où il a comme professeur un monstre sacré, Pierre Renoir. En 1947 il poursuit à la Compagnie du Grenier Hussenot. En 1952 il aura un autre monstre sacré comme guide puisqu'il intègre le Théâtre National Populaire (T.N.B.) qui esta lors sous la direction de Jean Vilar ; Directeur dont il prendra la suite de 1963 à 1972.

Georges Wilson est d'abord un homme de théâtre, le cinéma n'est qu'une conséquence de son travail d'acteur. Après une première petite apparition en 1951 il tourne avec des réalisateurs et des acteurs de grande renommée comme "Le rouge et le noir" (1954) de Claude Autant-Lara avec Danielle Darrieux, "La jument verte" (1959) de Claude Autant-Lara avec Bourvil, "Le Caïd" (1960) de Bernard Borderie avec Fernandel...

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Il faut attendre "Une aussi longue absence" (1960) de Henri Colpi où il a pour partenaire Alida Valli ; il y joue un vagabond qu'une femme croit reconnaitre comme son mari déporté pendant la guerre. Ce film (photo ci-dessus) obtient la Palme d'Or au Festival de Cannes en 1961).

Malgré tout le cinéma ne lui offre quasiment que des seconds rôles dans des films aux castings prestigieux comme "Les 7 péchés capitaux" (1962) films à sketchs de cinéastes Nouvelle Vague, "Le  Diable et les 10 commandements" (1962) de Julien Duvivier ou la superproduction "Le jour le plus long" (1962)... Il enchaine alors les films entre France et Italie avec des cinéastes réputés, "L'ennui" (1963) de Damiano Damiani, "La Belle et le Cavalier" (1966) de Francesco Rosi, "L'étranger" (1967) de Luchino Visconti.

Il reste cantonné dans des rôles souvent courts mais pour des personnages marquant. Malgré tout il se fait une place dans le milieu du cinéma, son talent certain et son charisme en font un acteur demandé, il s'internationalise ; "Liens d'amour et de sang" (1969) de Lucio Fulci, "Les trois mousquetaires" (1973) de Richard Lester, "Quarantaine" (1980) de Istvan Gaal.

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Georges Wilson réalise un premier film avec "La vouivre" (1989) dont il signe également l'adaptation d'après une nouvelle de Marcel Aymé. Dans ce film (photo ci-dessus) il dirigera
Jean Carmet et Suzanne Flon ainsi que son propre fils, Lambert Wilson (né en 1958).

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Il apparait encore dans des films importants comme "La chateau de ma mère" (1990) de Yves Robert ou "Les destinées sentimentales" (2000) de Olivier Assayas mais toujours sans qu'il soit celui en haut de l'affiche.

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Ce haut d'affiche il l'obtiendra à mainte fois mais sur scène, au théâtre où Georges Wilson fera une carrière plus impressionnante et tout aussi magnifique.



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eelsoliver 04/02/2010 09:08

j'ai appris cela hier sur internet et j'y consacrerai également un article: un début d'année 2010 qui commence assez mal en terme de décès. Vaneck puis Wilson quasiment en même temps...