La Dernière Piste (2013) de Kelly Reichardt

par Selenie  -  18 Février 2014, 06:17  -  #Critiques de films

La réalisatrice de "Old Joy" (2006) retrouve son actrice de "Wendy et Lucy" (2008) la charmante Michelle Williams pour un western qui se veut hors des sentiers battus. La réalistrice retrouve également Jon Raymond, romancier et scénariste déjà auteur de ses propres adaptations, à savoir les précédents films de Kelly Reichardt. Ce dernier a écrit le scénario à partir des cahiers intimes des protagonistes de cette histoire vraie qui se serait déroulée en 1845... 

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Ils auraient remarqué que dans ces cahiers les hommes décrivaient surtout leur route et les femmes leurs tâches ménagères (?!) dites moi pas que c'est pas vrai (?!), tout ça pour inspirer à la réalisatrice un western très et trop contemplatif, pour un rendu très et trop lent. Derrière la volonté affichée de réaliser un western hyper réaliste la cinéaste signe surtout un film dont l'histoire est aussi vide que banale ; une petite caravane de colons qui est obligée de faire confiance à l'insu de leur plein gré à un sale peau-rouge... Bref dans le fond rien d'extraordinaire si ce n'est que la forme prend le parti d'être aussi épuré qu'ennuyeux. Les états d'âme sont d'un commun aussi classique que le style veut faire illusion. Le choix de tourner en format carré 1:33 au lieu du traditionnel 2:35 est tout aussi prétentieux, rappelons que nombre de westerns mythiques ont déjà utilisés ce système comme plusieurs films de Anthony Mann. En vérité sous couvert de faire un western hyper réaliste Kelly Reichardt a surtout signé un western d'un ennui certain, dans le genre mieux vaut voir "Gold" (2013) un western allemand de thomas Arslan.

 

Note :          

07/20

 

 

 

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Princécranoir 19/02/2014 21:15

Personnellement je place ce film bien au-dessus de "Gold" (qui ne m'avait pourtant pas déplu). Il y a chez Reichardt non seulement la volonté de l'épure, de la contemplation dans ce qu'elle exige de plus absolue (tous les détails comptent), et confine à une forme d'abstaction métaphysique qui m'a vraiment emporté à chaque fois (je l'ai revu chez moi après l'avoir vu en salle et je suis toujours aussi dithyrambique).