La Vénus à la fourrure (2013) de Roman Polanski

par Selenie  -  14 Novembre 2013, 14:05  -  #Critiques de films

Après "Carnage" (2011) Roman Polanski signe une seconde adaptation théâtrale encore plus ambitieuse puisque nous nous retrouvons en un huis clos théâtral avec seulement deux personnages. Adapté du célèbre livre fondateur du masochisme écrit par Leopold Von Sacher-Masoch en 1870 mais inspiré dircetement par la pièce de David Ives (2011 à Broadway), Roman Polanski prend la parti du théâtre filmé pur, en cela il dépasse son "Carnage" qui restait un pied dans le cinéma notamment dans les cadrages. Ici le huis clos reste trsè (trop) théâtral.

La Vénus à la fourrure La Vénus à la fourrure : Photo Emmanuelle Seigner, Mathieu Amalric

 Le couple sur scène (et à l'écran) est interprété par Emmanuelle Seigner (épouse de Polanski à la ville) et Mathieu Amalric qui se retrouve après "Le Scaphandre et le papillon" (2007)... Magnifique choix le duo porte le film avec envie et jubilation. Amalric, avec sa coupe ringarde, est clairement le clône de Polanski époque "Le Bal des Vampires" tandis que, malheureusement le personnage de Emmanuelle Seigner nous fait surtotu penser au naturel gouailleur de sa soeur Mathilde Seigner. Merveilleusement écrit et joué Polanski instaure une atmosphère intimiste qui ne manque ni de chair ni d'humour, le tout dans un jeu de manipulation pas toujour très subtil mais assez intelligent et fascinant pour nous emporter. Par contre la fiancée est trop vite oubliée, celle-ci attend bêtement pour le diner... Le duel SM sous forme de joute verbale à la gloire du féminisme est une morale un peu lourde mais qui n'est pas dénué de style. Finalement le huis clos subjugue mais la morale arrive à trop gros sabots. Par contre chapeau aux deux acteurs, superbes.

 

Note :         

14/20

 

 

 

MaxLaMenace_89 15/11/2013 17:04

Du beau théâtre filmé en huis-clos, le jeu sur la mise en abîme est efficace, où le jeu se mêle à la réalité, après au bout du compte j'ai trouvé que ça restait un peu bateau. D'accord avec toi sur
les acteurs, sinon, surprenants.