Austin Powers (1997) de Jay Roach

par Selenie  -  16 Février 2015, 12:12  -  #Critiques de films

Premier succès pour Jay Roach qui signe avec ce film le premier volet d'une trilogie délirante qui parodie la saga James Bond à outrance. Multipliant les clins d'oeil et autres références à l'espion anglais Austin Powers est en quelques sortes le double débile et "coloré" de 007 le prenant à contre-pied. Le meilleur espion de sa majesté est aussi séduisant et classe qu'efficace et doué que Austin Powers est laid, ridiculement à "sa" mode, obsédé sexuel et aussi doué dans son job que Inspecteur Gadget... Mike Myers interprète le héros mais aussi le méchant docteur Denfer, double tout aussi débile de Blofeld (méchant type des James Bond dans pas moins de 7 films !) auquel on a adjoint un chat inspiré de docteur No...

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Des jeunes femmes aux seconds rôles ils sont tous plus ou moins inspirés par des personnage de la saga comme le personnage du tueur asiatique, parodie du méchant de "Goldfinger" - (ce dernier joué par Joe Son qui tombera en 2011 pour viol et torture avec une perpétuité à la clef !). La Austin Powers Girl est interprétée par la sublime Elizabeth Hurley alors au summum de sa beauté. Mike Myers en pleine gloire en 1967 se retrouve après cryogénisation (genre "Hibernatus") en 1997, évidemment le choc (léger) des générations (avec fin de la Guerre Froide entre autre) crée donc la plupart des décalages gags, le reste provenant de l'appétit sexuel pervers du héros (Nicky Larson ?!). On aime la mise en scène et ses trouvailles qui lorgnent sur les Blake Edwards et les Peter Sellers des sixties, on aime les intermèdes jouissifs avec Austin Powers en "démonstration" et on aime la BO fun et rythmée. On aime moins les gags trop centrés sur le vulgaire ou sur des gags de situation trop souvent bien fades (comme avec la guest star Rob Lowe). Le succès du film donnera deux suites avec "Austin Powers - l'espion qui m'a tirée" (1999) et "Austin Powers dans Goldmember" (2002), tout aussi loufoque et allant encore un peu plus loin dans le délire. Une comédie délirante assez dense pour être à l'affût des clins d'oeil divers et varié et le tout reste assez "con" pour rire un minimum. Un bon moment à défaut d'être complètement ravi. Le réalisateur lancera grâce à ce succès une seconde trilogie avec "Mon beau-père et moi" (2000)...

 

Note :                       

 

11/20

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