Terminator : Dark Fate (2019) de Tim Miller

par Selenie  -  25 Octobre 2019, 18:56  -  #Critiques de films

6ème film de la franchise lancé avec "Terminator" (1984) de James Cameron, d'après une histoire et dse personnages créés par Cameron et Gale Anne Hurd son épouse d'alors. Cependant, Cameron n'a pas participé aux trois derniers films "Terminator 3 : le Soulèvement des Machines" (2003) de Jonathan Mostow, "Terminator Renaissance" (2009) de McG et "Terminator Genisys" (2015) de Alan Taylor. Le producteur-réalisateur-scénariste a précisé que cette suite ne prend pas en compte les opus 3, 4 et 5, et donc qu'il faut voir ce "... Dark Fate" comme une suite directe à "Terminator 2 : le Jugement Dernier" (1991) comme il l'explique : "Je pense que la meilleure façon de définir Terminator Dark fate est de l'imaginer comme la suite directe de Terminator 2, le troisième film dans la série. Nous allons continuer l'arc narratif de Sarah, de John et du rerour du T-800 - un T-800 différent avec un rôle tel qu'on ne l'a jamaus vu auparavant. Ce qui en fait une suite directe de T1 et T2 se situe davantage dans le ton que sur une base narrative : le film est classé R, c'est sinistre, c'est rêche, c'est rapide, c'est intense, c'est linéaire. Toute l'histoire tient en 36 heures. Ce n'est pas une histoire complexe et emphatique. C'est surtout concentré sur les personnages, très dans l'instant."...

Sur ce nouveau film Cameron (dont on attend toujours le suites de "Avatar" depuis 2009) revient donc aux commandes en tant que producteur et co-scénariste aux côtés de plusieurs collaborateurs dont David S. Goyer scénariste des films "The Dark Knight Rises" (2012) de Christopher Nolan et "Man of Steel" (2013) de Zack Snyder, puis Billy Ray scénariste des films "Hunger Games" (2012) de Gary Ross et "Capitaine Phillips" (2013) de Paul Greengrass. A la réalisation c'est Tim Miller qui a été désigné, connu pour son succès "Deadpool" (2016). Le réalisateur en profite d'ailleurs pour reprendre la plupart de ses techniciens sur ce film dont le Monteur Julian Clarke et le Directeur Photo Ken Seng... Pour cette suite, Dani Ramos, une ouvrière qui ne sait pas ce qui lui arrive, se retrouve protégée par une cyborg contre un terminator Rev-9 protéiforme. La cyborg va trouver une alliée en la personne de Sarah Connor qui ne semble pourtant pas lui faire confiance... Si Cameron insiste pour que ce nouveau film soit considérer comme une suite au "T2", on peut aussi noter que c'est le retour de tout un groupe originel plus de 27 ans après ! Outre Cameron en coulisse, le trio T-800, Sarah et John Connor se retrouve donc, toujours incarnés par Arnold Schwarzenegger (présent dans tous les films de la saga à l'exception notable de "Terminator Renaissance"), Linda Hamilton (qui a été l'épouse de Cameron à la ville, juste après la productrice Gale Anne Hurd). A leurs côtés de nouveaux venus, la cyborg jouée par Mackenzie Davis déjà vue dans "Blade Runner 2049" (2017) de Denis Villeneuve et "Tully" (2018) de Jason Reitman, Dani Ramoscelle qui doit être sauvée interprétée par Natalia Reyes révélée dans "Les Oiseaux de Passage" (2019) de Ciro Guerra et Cristina Gallego, puis le terminator Rev-9 incarné par Gabriel Luna encore méconnu mais vu dans la série TV "Marvel : les Agents du S.H.I.E.L.D." (2016) où il incarnait Ghost Rider... Le début reprend l'image icônique du T-800 qui arrive sur Terre, avec une première partie qui entre directement dans le vif du sujet avec scène de poursuite musclée, combat dantesque, cyborg et terminator qui ont une belle présence. Bref, le début est particulièrement efficace et prometteur.

Malheureusement, très vite on s'aperçoit que la trame est tout bonnement copiée sur les deux films originels ; un terminator dernier cri qui poursuit une femme qu'on devine évidemment indispensable au futur, un cyborg protecteur jusqu'au sacrifice. La "grande" innovation réside donc uniquement sur les retours de Sarah Connors et du T-800, une "originalité" qui repose avant tout sur le mythe et la nostalgie, c'est un peu court. Dans les détails il y a de belles trouvailles mais trop rares, et on remarque surtout les grosses ficelles (pourquoi du comment du retour de Sarah Connors, Skynet or not skynet). Un gros manque d'inspiration finalement qui gâche le grand retour annoncé et qui prouve que les raisons de ce nouveau film ne sont pas plus honnêtes que les derniers opus. En plus de cela, si on salue le jeu tout en subtilité de Schwarzy, on n'en dira pas autant de Linda Hamilton qui s'auto-caricature en woman badass, surjouant beaucoup trop. La force du film réside donc dans un rythme effréné, des scènes d'action tonitruantes et des effets spéciaux toujours de haut niveau. Autrement, niveau scénario c'est bidon, les raisons d'une telle production s'avère donc clairement vaines et Linda Hamilton force trop son envie d'être là. En conclusion, un bon divertissement, mais moins inventif que tous les autres films (oui tous !).

 

Note :                

10/20

 

Pour info bonus, Note de mon fils de 10 ans :               

15/20

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