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Selenie

High Rise (2016) de Ben Wheatley

14 Octobre 2016, 10:21am

Publié par Selenie

Ben Wheatley, un des réalisateurs britanniques les plus intéressants du moment revient avec son premier film "starisé", pour ne pas dire hollywoodien. Après ses excellents et uniques "Kill List" (2011), "Touristes" (2012) et "English Revolution" (2013), le réalisateur signe un film qui est étonnamment son plus "classique" et son moins personnel. Toujours co-écrit avec son épouse Amy Jump, le couple adapte ici le roman éponyme de J.G. Ballard, auteur SF déjà porté au cinéma comme "Crash" (1996) de David Cronenberg et "L'Empire du Soleil" (1987) de Steven Spielberg. Enième film dystopique, sous-genre très à la mode depuis quelques années, Ben Wheatley réunit pour sa première fois un casting de stars avec Tom Hiddelston dans le rôle principal, Jeremy Irons en gourou, Sienna Miller et Luke Evans (impressionant de charisme dans ce film !).

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Nous nous trouvons donc dans un récit déjà vu mille fois, où comment un microcosme du monde vit dans un immeuble high tech, où les riches vivent dans les étages les plus hauts et les pauvres dans les étages les plus bas jusqu'au jour où la révolte gronde. A la différence des autres films dystopiques, il ne s'agit pas d'une rebellion armée où la dernière partie se joue façon action movie. Ici la "révolution" se fait surtout dans une sorte de surenchère festive et malsaine, où les excès sont démultipliés par les drogues et alcools. Les pauvres se donnent du courage pour s'approprier des plaisirs que les riches se gardaient pour eux. Si le réalisateur semble avoir saisi l'essence du roman et notamment la vision pathétique de l'humanité, le réalisateur pêche pourtant par une imagerie faussement trash, tandis que les personnages sont tous trop antipathiques pour qu'on puisse s'émouvoir de leurs délires. Malgré une BO inspirée avec notamment la musique de Clint Mansell (compositeur de Darren Aronofsky), celle du groupe Portishead et une approche entre Kubrick et Refn, le réalisateur a perdu un peu de son âme en acceptant de frayer avec un système plus globalisé du cinéma formaté. "High Rise" est clairement son film le moins abouti même si ça reste un film intéressant. Une déception.

 

Note :             

 

09/20

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