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Selenie

Rose Bosch devrait fermer sa g....

2 Octobre 2010, 09:45am

Publié par selenie

Il y a quelques jours, lors de la promo du DVD du film "La rafle" sa réalisatrice, Roselyne Bosch donc, a tenu des propos d'une connerie affligeante. Et à les relire je dirais même que c'est de la diffamation (Art. 29 de la loi 1881-07-29).... Evidemment ce n'est qu'une parenthèse je vois mal plusieurs million de spectateurs se porter partie civile !

Juste pour rappel voici les propos tenus par Rose Bosch dans le magazine Années Laser :

"Je n’ai pas eu besoin d’ajouter de la tragédie à la tragédie. J’ai moi-même vu de près les conséquences horribles de conflits, en Asie ou ailleurs, et je sais que dans ces moments-là, le sublime le dispute à l’horrible. Je sais aussi que partout, toujours, les enfants traversent tout ça soit en jouant à la guerre, soit en appelant leurs mères. Je n’allais quand même pas priver le public de ces émotions fortes et justes ! On pleure pendant La Rafle parce que… on ne peut que pleurer. Sauf si on est un « enfant gâté » de l’époque, sauf si on se délecte du cynisme au cinéma, sauf si on considère que les émotions humaines sont une abomination ou une faiblesse. C’est du reste ce que pensait Hitler : que les émotions sont de la sensiblerie. Il est intéressant de voir que ces pisse-froid rejoignent Hitler en esprit, non ? En tout cas, s’il y a une guerre, je n’aimerais pas être dans la même tranchée que ceux qui trouvent qu’il y a « trop » d’émotion dans La Rafle".


La Rafle

Outre le fait notable de dire une des plus grosses conneries de ces dernières années et qu'elle devrait tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant d'insulter l'intelligence du spectateur ce qui me choque le plus est l'incroyable narcissisme dont elle fait preuve.

Car de comparer ceux qui n'ont pas pleurer lors de son film à Hitler est une bêtise ; non seulement on peut aimer son film sans pleurer mais l'inverse est aussi possible j'en suis un bon exemple !

Si on se replace au moment de la sortie du film on peut se rappeler les critiques mitigés, saluant le devoir de mémoire et le besoin pédagogique du film mais émettant des réserves quant à la valeur intrinsèque du film... Et je suis tout à fait d'accord avec ça, depuis quand le devoir de mémoire est un gage de qualité ?! (et je pense aussi à "Indigènes").

Car le plus frappant dans tous ça c'est que Rose Bosch doute "des gènes" de nombreux spectateurs et critiques mais ne doute pas un seul instant de la qualité intrinsèque de son second film (le premier étant "Animal" en 2005). Jamais elle ne se dit que si l'émotion n'est pas si bien passée que ça c'est eut-être (et sans doute) à cause d'elle, elle qui n'aurait pas su al faire passer correctement ?! Jamais cette remise en question lui frôle l'esprit (le gène ?!) !!!

Tourner sa langue sept fois dans sa bouche et se remettre en question voilà deux principes qui n'ont pas l'air d'être présentent dans les gènes de Roselyne Bosch.

Ma critique lors de sa sortie en salle : 1

Film attendu s'il en est avec une grosse promo sur un des faits historiques les plus tristes de 39-45. La France doit faire son devoir de mémoire... Beau casting et surtout un film qui retrace avec réalisme cet évènement, on voit que de grosses recherches et un vrai soucis de réalisme a été voulu mais tout est beaucoup trop propre pour convaincre.  Tous les acteurs ne sont pourtant pas toujours juste comme si le thème pesait parfois trop. Un bon film populaire dans le genre de "Les femmes de l'ombre" dernièrement par exemple. Seul soucis mais d'importance pour bien apprécier un film, la leçon de morale flagrante et appuyée avec une dose de démagogie importante et surtout un film beaucoup trop manichéen ; tout n'est pas noir ou blanc, le monde est fait de beaucoup de gris. Dans ce film c'est soit on est blanc soit on est noir l'époque était beaucoup plus troublé que ça...



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Valerianne 08/07/2012

Bonjour,
La réaction de cette réalisatrice (qui relèverait, sur n'importe quel site du web 2.0, du "point godwin"...) est affligeante de bêtise. Qu'elle laisse la liberté aux spectateurs d'apprécier ou pas
son film, sans préjuger de ce qu'ils sont ou seraient supposer être lors d'une guerre... Sur le même sujet, j'ai préféré ô combien le film de Losey, "Monsieur Klein", qui m'a ému aux larmes. Ou sur
un sujet proche, "Le pianiste" de Polanski, qui serre le coeur. Mais tout le monde n'a évidemment pas le talent de Losey ou de Polanski, à commencer par cette femme... ;-)

Benjamin 13/07/2012

Je vois donc ton message laissé sur un site voisin au 5 juillet 2012.

Qu'en est-il aujourd'hui de cette histoire ?

R. Bosch étant venue "participer" à notre blog, il semble que j'ai échappé là à quelque chose, d'autant qu'au moment où je critiquais son film (en fait sa bande annonce) je ne l'avais pas vu !
Diable !

Et pour enrichir votre dossier :

http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=9236

Les Inrocks, Première, Facebook, nos petits blogs... Il semble que la réalisatrice malgré le succès de son film, la grosse promotion qui avait été organisée, l'estampille Ministère de l'Education
Nationale (avec distribution de fascicules sur le film jusque dans les écoles, cela va de soi), grince des dents à chaque critique faite. La volonté d'un contrôle total de l'image peut-être ?

charles 10/04/2013

Ce film est aussi affligeant que les commentaires de sa réalisatrice: absence de talent et misérabilisme pour tirer des larmes ... qui ne viendront pas. Que viennent faire de si bons acteurs dans
un si mauvais film?
J'espère que ce sera son dernier film... A ne surtout pas voir (sauf si vous avez du temps à perdre).

Sirius31 10/04/2013

Cette "réalisatrice" a été pleurer sur le génocide ukrainien ?
Elle le devrait, pourtant...

Trey 16/01/2014

Félicitations à l'auteur de l'article et à Overblog pour leur victoire face à Rose Bosch!

Quant au film, il a le mérite de revenir sur un événement finalement peu connu de l'histoire de France, il peut être salué pour ça. Il aurait néanmoins pu développer davantage de points de vue,
c'est dommage...