Le Procès de Viviane Amsalem (2014) de Ronit Elkabetz et Shlomi Elkabetz

par Selenie  -  26 Juin 2014, 15:29  -  #Critiques de films

Après les déjà excellents "Prendre Femme" (2004) et "Les Sept jours" (2007) le couple (au travail comme à la vie) Elkabetz clot leur trilogie sur la vie de couple en Israël et retrouve par la même occasion l'acteur Simon Abkarian. Ce dernier joue donc pour la troiisème fois l'époux de la co-réalisatrice et actrice Ronit Elkabetz ; nous pouvons par contre s'interroger sur un détail, alors qu'on est avec Viviane pour la troisième fois, l'époux change de prénom pour Elisha alors qu'il se nommait Eliahou dans les deux opus précédents...

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Donc après les premiers déboires d'une femme délaissée et les sous-entendus qui n'attendent qu'à exploser lors d'un deuil familial les cinéastes nous plonge cette fois dans les méandres de la procédure de divorce à l'israélienne. Car oui, encore aujourd'hui, le divorce n'est possible que si l'époux donne son accord, rappelonis également qu'il n'y a pas de mariage civil, tout est lié au religieux ! Un sujet en or pour terminer l'histoire de ce couple. Pour bien montrer le poids énorme du religieux mais aussi du pouvoir des hommes les réalisateurs ont choisit le huis-clos d'une salle de tribunal rabbinique, le procès durant 5 ans le scénario est acté par des ellipses de temps sans s'attarder sur le quotidien des deux époux... Les audiences en diront le nécessaire. Très bon usage également des langues, le français et l'arabe mis en opposition avec l'Hébreu pour le sacré et officielle. Le parti pris dece huis clos judiciaire peut paraitre parfois un peu lourd mais est un choix idéal pour prendre toutre la mesure de cette affaire pesante et, par bien des points, glaçantes. Il n'y a pas que dans le tiers-monde qu'il y a des faits de société moyen-âgeux. En tous cas les Elkabetz signe un troisième film cohérent pour une trilogie riche d'enseignement.

 

Note :            

 

 

15/20