Savage House (2026) de Peter Glanz

par Selenie  -  14 Août 2026, 08:53  -  #Critiques de films

Troisième long métrage de l'americano-britannique Peter Glanz après "Une Semaine Ordinaire" (2014) et "The Price of Admission" (2023) avec entre temps le scénario pour "Captain America : Brave New World" (2025) de Julius Onah. Réalisateur-scénariste... 18ème siècle, alors que l'Angleterre est en proie à une épidémie de variole et au soulèvement jacobite, Sir Chaunsey Savage et son épouse Lady Savage sont en quête aveugle d'une vie toujours meilleure...

 Le couple Savage est incarné par Richard E. Grant vu récemment dans "Saltburn" (2023) de Emerald Fennell et "Nuremberg" (2026) de James Vanderbilt, puis Claire Foy remarquée sur quelques mois dans "Paranoïa" (2018) de Steven Soderbergh, "First Man" (2018) de Damien Chazelle et "Millenium : Ce qui ne me tue pas" (2018) de Fede Alvarez et vue plus récemment dans "Women Talking" (2023) de Sarah Polley. Le couple retrouve plusieurs partenaires, ainsi Sarah Polley retrouve après "Breathe" (2017) de Andy Serkis l'acteur Roger Ashton-Griffiths qui retrouve aussi Richard E. Grant après "Aux Sources du Nil" (1990) de Bob Rafelson et "Portrait de Femme" (1996) de Jane Campion, puis retrouve après "Mr. Turner" (2014) de Mike Leigh son partenaire Michael Culkin qui retrouve après "La Ronde de Nuit" (2007) de Peter Greenaway l'acteur Richard McCabe apparu dans "Cendrillon" (2015) de Kenneth Branagh ou "1917" (2019) de Sam Mendes, Michael Culkin retrouve aussi après "Le Portrait de Dorian Gray" (2009) de Oliver Parker et "La Dame de Fer" (2011) de Phyllida Lloyd l'acteur Pip Torrens qui était aussi dans  "Aux Sources du Nil" (1990) et récemment dans "La Bataille de Gaulle : J'écris ton Nom" (2026) de Antonin Baudry. Citons ensuite Sebastian Armesto aperçu dans "Marie-Antoinette" (2006) de Sofia Coppola ou "Anonymous" (2011) de Roland Emmerich, Bel Powley vue dans "Detour" (2016) de Christopher Smith, "Undercover" (2019) de Yann Demange ou "The King of Straten Island" (2020) de Judd Apatow, Jack Farthing apparu dans "The Riot Club" (2014) de Lone Scherfig ou "Spencer" (2021) de Pablo Larrain, Kila Lord Cassidy apparue dans "The Wonder" (2022) de Sebastian Lelio et "Conjuring : l'Heure du Jugement" (2025) de Michael Chaves, puis enfin Vicki Pepperdine vue dans "My Cousin Rachel" (2017) de Roger Michell, "Pauvres Créatures" (2023) de Yorgos Lanthimos ou "Hurlevent" (2026) de Emerald Fennell... En plein milieu du XVIIIe siècle en en pleine épidémie de variole, la maison Savage étaut auparavant une propriété faste d'une famille noble enviée, mais les choses ont bien changé depuis que l'héritière Lady Savage a épousé Sir Chauncey, arriviste roturier qui a su sortir de sa condition en séduisant la belle aristocrate. Les années ont passé, la famille Savage a perdu de son prestige, le statut  de Sir Chauncey de lui a jamais permis de se faire une place dans la noblesse autre que dans sa propre propriété tandis que ses "hobbies" en marge de la loi n'ont pas aidé à sa réputation. Après de longues années, le couple Savage a perdu de son prestige, sa noblesse n'existe que par leur titre et le prestige passé de la dynastie, Sir Chauncey est un rustre, frustré de ne pas avoir réussi à gagner sa place dans la noblesse et s'abaissant à quelques escroquerie bien aidé par son majordome, et à quelques adultères bon chic bon genre mais, pourtant, le couple reste bel et bien uni et amoureux ce qui est à la fois une singularité dans un univers où la norme reste le mariage arrangé.

Tout peut changer soudain, quand le noble le plus en vu et de plus haut rang s'invite à la demeure des Savage pour un week-end, aussitôt le couple y voit une chance de se refaire autant un nom qu'une réputation. Soudain le couple semble renaître de ces cendres, s'endette encore plus mais nourrit par l'espoir d'une renaissance tel le phénix et toute la demeure semble y croire, une telle visite est si inespérée. D'emblée on adore la reconstitution historique, les costumes sont magnifiques, dignes de la noblesse d'un côté, tout en haillons pour la plèbe, la propriété est en fait la sublime propriété de Montacute House dans le Somerset, mais surtout les décors comme la lumière, la photographie tout est soigné pour d'un côté montrer la décadence d'une noblesse et la pauvreté sordide de l'autre. Visuellement le film est donc le mix parfait entre les inégalités et les déconvenues sociales, et n'a d'égal que les vicissitudes du couple Savage. Le film se trouve dans la droite lignée d'un chef d'oeuvre du genre (toute proportion gardée et souffrant donc de la comparaison) avec "Barry Lyndon" (1975) de Stanley KubrickPeter Glanz signe un drame historico-romanesque assaisonné à la satire caustique et à l'humour noir mordant servi par un couple d'acteurs savoureux, inspirés, au diapason servi aussi par des dialogues ciselés. Un film à voir et à conseiller fortement.

 

Note :        

16/20
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