Verity (2026) de Michael Showalter
Nouveau film de Michael Showalter, réalisateur entre autre de "Hello, my Name is Doris" (2015), "Les Tourtereaux" (2020), "Dans les Yeux de Tammy Faye" (2021) ou "Joyeux Noël, Maman !" (2025). Il adapte le roman éponyme (2018) de Colleen Hoover, romancière qui a débuté en auto-édition avant de devenir une des plus grandes vendeuses en librairie depuis les années 2022-2023 en témoignent aussi les trois précédentes adaptations de ses romans avec "Jamais Plus" (2024) de Justin Baldoni, "Regretting You" (2025) de Josh Boone et "Reminders of Him" (2026) de Vanessa Caswill. Le scénario est signé de Nick Antosca, producteur et/ou scénariste des séries TV "Channel Zero" (2016-2018), "Chucky" (2021-2023) ou "Cape Fear - les Nerfs à Vif" (2026) mais aussi du film "Affamés" (2021) de Scott Cooper. Le film est un consensus collectif puisque le réalisateur, le scénariste, la romancière ainsi que les actrices principales sont toutes et tous co-producteurs du film...
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Lowen Ashleigh est une écrivaine solitaire. Peinant à vivre de son métier, elle accepte de devenir le prête-plume de l'autrice à succès Verity Crawford. Elle s'installe dans sa propriété isolée des regards. Bientôt elle découvre ce qui semble être des notes personnelles de Verity, dans lesquelles Lowen se retrouve confrontée à des révélations aussi troublantes qu'inquiétantes concernant Jeremy, l'époux de Verity... Lowen est interprétée par Dakota Johnson vue récemment dans "Madame Web" (2024) de S.J. Clarkson, "Materialists" (2025) de Celine Song et "Libre Echange" (2025) de Michael Angelo Covino. Verity est incarnée par Anne Hathaway vue cette année déjà dans "Mother Mary" (2026) de David Lowery, "Le Diable s'habille en Prada 2" (2026) de David Frankel, "L'Odyssée" (2026) de Christopher Nolan et "La Fin d'Oak Street" (2026) de David Robert Mitchell, tandis que son époux est joué par Josh Hartnett vu récemment dans "Oppenheimer" (2023) de Christopher Nolan, "Trap" (2024) de M. Night Shyamalan et "Fight or Flight" (2025) de James Madigan, et leur fils est joué par le très jeune Brady Wagner pour son premier rôle au cinéma. Citons ensuite Ismael Cruz Cordova apparu dans "Un Jour dans la Vie de Billy Lynn" (2016) de Ang Lee, "Marie Stuart, Reine d'Ecosse" (2018) de Josie Rourke ou "Finestkind" (2023) de Brian Helgeland, Irina Dvorovenko aperçue dans quelques séries TV comme "Flesh and Bone" (2015) ou "The Americans" (2017), puis Michael Abbott Jr. vu dans "Killers of the Flower Moon" (2023) de Martin Scorcese, "The Bikeriders" (2024) de Jeff Nichols, "Last Stop : Yuma County" (2025) de Francis Galluppi et "The Drama" (2026) de Kristoffer Borgli... Dans le genre on pense forcément au récent succès en salles (et en librairie) de "La Femme de Ménage" (2025) de Paul Feig, autant dire que désormais on risque fort d'avoir une collection de film de série B du même genre qui se copie tous plus ou moins les uns les autres. Entre le "dark romance" (mouais c'est nouveau il paraît) et le thriller pseudo-érotique le film est en quelque sorte un mix entre la saga "... Nuances de Gray" (2015-2018) et un Alfred Hitchcock (pour ne pas dire plutôt Brian De Palma) sauf que le film est dénué de personnalité ou de style, à tel point que vu notre présent on pense évidemment à une version sous influence de l'I.A. alors même qu'à priori il s'agit d'une adaptation littéraire. Tous les ingrédients du genre sont là, entre faux semblants, manipulation, une pincée d'érotisme (très) soft faussement sulfureux avec une accumulation de clichés sans la moindre mesure. Les fans vont adorer, les autres vont deviner le processus narratif si éculé que tout suspense s'évapore au gré d'un récit qui devrait justement grimper la tension.
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Mais pourquoi pas, quand la recette fonctionne les amateurs y retournent. Le vrai soucis repose plutôt sur deux autres paramètres, le surréalisme (pour ne pas dire l'invraisemblance) de quelques passages, et le manque total d'humour ou de dérision... ATTENTION SPOILERS !... par exemple il est juste impossible et inconcevable que Verity/Hathaway puisse tenir son subterfuge aussi facilement et aussi longtemps, idem par ailleurs pour le fils. Avoir un accident c'est une chose, disparaître des médias et des contacts notamment éditoriaux aussi soudainement et aussi longtemps est tout aussi impensable, et la morsure sur le lit risible à souhait.. FIN SPOILERS !... Puis, le film se prend beaucoup trop au sérieux, ce qui est d'autant plus gênant quand trop de passages restent si peu crédibles. En effet, pour reprendre une remarque, c'est ce qui donnait aussi de la valeur ajoutée à "La Femme de Ménage" (2025). Dommage, car sur le fond, le jeu de la vérité et son rapport à l'inspiration et la portée d'une oeuvre sont des sujets passionnants et le rebondissement ultime est une conclusion qui reste efficace. Niveau interprétation, c'est là aussi bancal. On se demande pourquoi l'infirmière est montrée aussi froide et hautaine, on se demande pourquoi Verity/Hathaway à tout d'une mannequin superficielle de l'Oréal plutôt qu'une artiste littéraire, puis la prête-plume/Johnson qui reste bien fade à l'image de son interprète qui reste constamment dans sa zone de confort de film en film. Heureusement, quel bonheur de revoir Josh Hartnett en forme. En conclusion, un thriller trop convenu, trop sage et trop appliqué mais qui suffira aux fans du genre.
Note :
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