La Fin d'Oak Street (2026) de David Robert Mitchell
Après une longue absence, voici le retour de David Robert Mitchell particulièrement remarqué pour son thriller horrifique "It Follows" (2014) avant de faire une pause après son thriller néo-noir "Under the Silver Lake" (2018) qui est malheureusement un échec commercial. Tout aussi malheureusement, avec ce nouveau projet il semble bien que le réalisateur-scénariste se soit laisser séduire par un genre et un style bien plus commercial et hollywoodien avec un film mêlant fantastique et film catastrophe. Un projet qui semble avoir la confiance de ses producteurs puisque le film est doté tout de même d'un budget de 85 millions de dollars avec derrière un certain J.J. Abrams via sa société de production Bad Robot Productions qui prodcuit justement essentiellement les films de son patron dont les franchises "Star Trek" (2009-2016) ou les "Star Wars VII, VIII et IX" (2015-2019)... Un mystérieux événement cosmique arrache littéralement Oak Street à sa paisible banlieue. La famille Platt se retrouve dans une sorte de monde parallèle particulièrement hostile où ils vont vite comprendre qu'ils ne sont pas seuls et qu'il leur faudra rester souder pour survivre...
/image%2F0935117%2F20260810%2Fob_7911af_2b1bc2ebbf00d185baa83a18177317c6.jpg)
La famille Platt est composée de Anne Hathaway vue récemment dans "Le Diable s'habille en Prada 2" (2026) de David Frankel et surtout "L'Odyssée" (2026) de Christopher Nolan, Ewan McGregor dans un rôle qui n'est pas sans rappeler "The Impossible" (2012) de Juan Antonio Bayona, qui avait croisé J.J. Abrams en reprenant uniquement sa voix pour "Star Wars IX" (1999-2019), mais on n'avait plus vu l'acteur depuis "Bleeding Love" (2023) de Emma Westenberg et "Mother, Couch" (2023) de Niclas Larsson, Maisy Stella surtout connue comme chanteuse en du avec sa soeur Lennon avec qui elle a joué dans la série TV "Nashville" (2012-2018) mais en solo elle a aussi joué dans le film "Mon Futur Moi" (2024) de Megan Park, puis Christian Convery vu dernièrement dans "Crazy Bear" (2023) de Elizabeth Banks, "The Monkey" (2025) de Oz Perkins et "Frankenstein" (2025) de Guillermo Del Toro. Citons ensuite P.J. Byrne vu dans "Babylon" (2022) de Damien Chazelle ou "Un parfait Inconnu" (2025) de James Mangold, Denitra Isler vue dans la série TV "Resident" (2018-2022) ainsi que dans le film "La Voie de la Justice" (2020) de Destin Daniel Cretton, Pilot Bunch aperçu dans "Little Brother" (2026) de Matt Spicer, Bethany Anne Lind vue dans "Flight" (2012) de Robert Zemeckis, "Doctor Sleep" (2019) de Mike Flanagan ou "Chaos Walking" (2021) de Doug Liman, Andrea Frankie vue dans "Dans la Brume Electrique" (2009) de Bertrand Tavernier, "Les Âmes Vagabondes" (2013) de Andrew Niccol ou "May December" (2024) de Todd Haynes, puis Chris Coy vu dans "Delivre-Nous du Mal" (2014) de Scott Derrickson, "Detroit" (2017) de Kathryn Bigelow ou "Front Runner" (2018) de Jason Reitman... Evidemment, qui dit dinosaure dit "Jurassic Park" (1993) de Steven Spielberg, mais la comparaison s'arrête au bestiaire préhistorique. Le postulat de départ est d'emblée aussi peu originale que possible, surtout que l'explication scientifique reste fumeuse et particulièrement survolée. La faille temporelle est éculée mais surtout ici elle n'est pas spécialement expliquée, et surtout elle est imposée sur le fond et sur le forme sans rien de probant pour l'étayer ou le matérialiser ce qui donne aucune consistance minimale à un tel récit. Le premier constat désolant réside dans le couple star, pas d'étincelle entre Ewan McGregor et Anne Hathaway qui semblent souvent se demander ce qu'ils font là en mode cacheton.
/image%2F0935117%2F20260813%2Fob_31b78a_oakok.jpg)
Mais au départ on souffle déjà quand il faut près d'une demi-heure avant d'entrer dans le vif du sujet, trente minutes où on nous bassine de tous les poncifs possibles et imaginables sur la bonne famille américaine, à la fois idéalisée et en crise : famille normale sans aucun drame réel dans une belle maison, papa aime maman mais ce n'est plus au beau fixe, avec deux ados mignons comme tout qui souffre de voir papa maman de s'engueuler pour un oui pour un non, mais on fait bonne figure avec la traditionnel BBQ... C'est long, ennuyeux, et si clichés voir même très kitsch. Quand enfin les premières conséquences de la faille temporelle se révèlent on tombe dans le grand nanard... ATTENTION SPOILERS !... dans un quartier d'au moins une centaine de maisons, la famille Platt paraît la seule à voir et/ou entendre la "tempête", ensuite le quartier est soudainement désert pendant un long moment comme si la famille était la seule, puis finalement non, on parsème des habitants par ci par là car en fait on se rend compte qu'il faut bien nourrir les bestioles !... FIN SPOILERS !... Le ridicule devient risible quand les dinos sont stoppés sans aucune logique ou vraisemblance, par un arbuste ou bosquet que pourtant l'humain a traversé simplement, par une petite porte en bois alors qu'un 4x4 ou un camion se fait défoncer... etc... au deux tiers du film on est partagé entre le souffle d'ennui et d'agacement ou le petit rire nerveux devant tant d'inepties grotesques. Puis arrive finalement 2-3 passages "funestes" plutôt inattendus qui nous sort de notre torpeur, et un twist final tout aussi surprenant (vu la première partie on n'attendait plus grand chose !) qui sauve le film du naufrage complet.
Note :
![]()
/file%2F0935117%2F20241022%2Fob_cfab59_bf982c02ee39e172a259a3face755554.webp)