Jurassic Park (1993) de Steven Spielberg
Le décès de Sam Neill a résonné comme un rappel de l'un de ses personnages les plus emblématiques : le paléontologue Alan Grant. L'occasion de revenir sur un film qui a non seulement redonné vie aux dinosaures, mais aussi offert à toute une génération ses premiers véritables frissons de peur, mais surtout d'émerveillement.
Le visionnaire John Hammond s'apprête à ouvrir un parc d'attractions hors du commun. Avant son inauguration, il doit obtenir l'aval de plusieurs scientifiques afin de rassurer les investisseurs d'InGen. Il invite alors le paléontologue Alan Grant et la paléobotaniste Ellie Sattler, accompagnés de l'irrésistible Ian Malcolm, mathématicien spécialiste de la théorie du chaos. Avec les deux petits-enfants de Hammond, ils découvrent Jurassic Park, une visite qui devait être une simple démonstration dans un environnement sécurisé, mais qui va rapidement tourner au cauchemar.
Et 33 ans plus tard, la magie opère toujours. On replonge avec un plaisir intact dans ce monde préhistorique, fasciné par ces créatures disparues depuis des millions d'années. Entre des effets spéciaux qui bluffent encore aujourd'hui et la partition devenue mythique de John Williams, Jurassic Park conserve tout son pouvoir d'émerveillement.
Alors oui, on ne cherche pas ici le réalisme scientifique — l'idée de départ est évidemment impossible — mais ce n'est pas le sujet. On ne vient pas non plus pour des dialogues d'une profondeur exceptionnelle ou une étude psychologique poussée des personnages. Ce que Spielberg nous propose, c'est une aventure, une immense immersion cinématographique où l'émerveillement laisse progressivement place à la peur dans un rythme constant et prenant. Et, plus de trois décennies après sa sortie, la magie fonctionne toujours.
Les personnages incarnés par Sam Neill, Laura Dern, Jeff Goldblum et Richard Attenborough sont d'ailleurs devenus de véritables icônes du cinéma populaire. On prend un immense plaisir à les (re)découvrir dans ce premier opus, avant de les retrouver dans Le Monde perdu puis, bien des années plus tard, dans la trilogie Jurassic World, où leur retour repose davantage sur la nostalgie que sur la qualité de l'écriture.
Jurassic Park reste ainsi bien plus qu'un simple film de dinosaures. C'est un concentré d'aventure, de suspense et d'émerveillement qui continue, aujourd'hui encore, à captiver aussi bien ceux qui le découvrent pour la première fois que ceux qui prennent plaisir à le revoir. La preuve qu'un film ne vieillit pas : il traverse les générations sans jamais perdre sa capacité à nous émerveiller.
Alors oui, je suis toujours autant conquise par le film et je peux le voir et le revoir sans jamais m'en lasser. Au-delà du grand spectacle, Jurassic Park reste avant tout un rêve d'enfant : celui de découvrir des dinosaures comme s'ils avaient réellement existé sous nos yeux.
Note :
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