The Voices (2015) de Marjane Satrapi

par Selenie  -  12 Mars 2015, 06:46  -  #Critiques de films

D'abord auteur de BD Marjane Satrapi est devenue cinéaste en adaptant ses oeuvres au cinéma avec succès pour "Persépolis" (2007) et "Poulet aux prunes" (2011) co-réalisés avec Vincent Paronnaud. Après un essai dans une fiction en prise de vue réelle, "La Bande des Jotas" (2012), qui fut un échec la réalisatrice a obtenu le projet "The Voices", un scénario de la Black List (scénario les plus convoités à Hollywood) que Mark Romanek et Ben Stiller ont un temps voulu dirigé. Le spitch est à prmeière vue peu onnivant, à savoir un homme plus ou moins marginal s'avère schizophrène et pense obéir à son chat en devant un tueur en série. Sur le coup on pense au tueur Sam dans "Summer of Sam" (2000) de Spike Lee qui pensait obéir aux ordres de son chien mais ici rien à voir avec le thriller dramatique de Spike Lee.

450206.jpg (1200×1600)391481.jpg (800×531)

Marjane Satrapi choisit un tout autre angle sous un humour aussi cynique que décalé avec une fantaisie non feinte. Dans le personnage du schizo on a l'étonnante surprise de voir Ryan Reynolds dans ce qui est sans douet son meilleur rôle. Ce dernier ne prend pas son traitement et se met à entendre ses animaux et à écouter M; Moustache. Il est amoureux de Gemma Arterton et il est aimé de Anna Kendrick. Dans le style la réalisatrice offre un décor acidulé façon sixties (enfin pas tout le temps !) et joue la carte comédie à fond au début avant de, finalement, verser de plsu en plus dans le thriller pur. Cette évolution du genre est sans doute un peu décevant, d'autant plus que le générique de fin est un bijou qui rend bancal la fin ; la différence des genres est un choc. Terry (Ryan Reynolds) est un dangereux bonhomme dès qu'il "omet" de prendre ses pilules, ce qui permet à al réalisatrice d'instaurer une bonne dose d'empathie pour la vcitime qu'il est est, tueur à "l'insu de son plein gré". L'autre bon point, sans doute la meilleure idée, c'est de faire du personnage un tueur dénué de perversité sexuelle, dans ce domaine ce sontles femmes qui mènent ! E prime également l'excellente Jacki Weaver. Délirant et décalé, un peu marrant au début avant de virer vers la tragédie avec uen cerise pour terminer. Un film qui aurait gagner à jouer jusqu'au bout la carte comédie acidulée, néanmoins ça reste un OFNI jouissif et savoureux. A conseiller.

 

Note :                   

 

14/20