Enola Holmes 3 (2026) de Philip Barantini
Retour de la petite soeur du légendaire Sherlock Holmes, personnage créé en 1887 par Arthur Conan Doyle, et à qui on a inventé une petite soeur toute aussi futée avec la série de romans "Les Enquêtes d'Enola Holmes" (2006-2022) de Nancy Springer, et donc autant dire qu'il y a matière à avoir plusieurs films. Ainsi, après "Enola Holmes" (2020) et "Enola Holmes 2" (2022) tous deux de Harry Bradbeer voici l'opus n°3 mais cette fois sans Harry Bradbeer qui semble avoir quitté le navire sans même être crédité à la production comme c'est souvent le cas. Les commandes reviennent à Philip Barantini, réalisateur du "thriller culinaire" "The Chef" (2021) qu'il a porté ensuite à la télévision avec "The Chef, la série" (2023). Néanmoins, la franchise tente de garder une cohérence narrative avec le retour du scénariste Jack Thorne qui a collaboré avec son réalisateur sur la série TV "Adolescence" (2025) et qui a signé entre temps le film "Tron : Ares" (2025) de Joachim Ronning... Enola s'apprête à épouser sur l'île de Malte le jeune lord Tewkesbury mais elle a à peine le temps de penser à ses doutes et aux préparatifs qu'elle apprend que son frère Sherlock à été enlevé. La mariage doit être repousser au grand dam de son fiancé tandis que Enola se lance dans son enquête pour sauver son frère...
La petite soeur Holmes est une nouvelle fois incarnée par Millie Bobby Brown vu depuis dans "La Demoiselle et le Dragon" (2024) de Juan Carlos Fresnadillo et "The Electric State" (2025) des frères Russo, son célèbre frère est repris par Henry Cavill vu depuis dans "Argylle" (2024) de Matthew Vaughn et "Le Ministère de la Sale Guerre" (2024) de Guy Ritchie, tandis que leur mère est de nouveau jouée par Helena Bonham Carter qui débuta il y a 40 ans chez James Ivory avant de devenir la muse de Tim Burton sur sept films, puis après la saga "Harry Potter" (2007-2011) elle s'est faite pus discrète avec surtout depuis le second "Enola..." le film "Une Vie" (2023) de James Hawes. Citons ensuite Louis Partridge qui retrouve Henry Cavill après "Argylle" (2024) et vu dans "Jay Kelly" (2025) de Noah Baumbach, Himesh Patel révélation de "Yesterday" (2019) de Danny Boyle et vu depuis surtout dans des films confidentiels comme "L'Effet Veuf" (2023) de Dan Levy, "L'Evaluation" (2024) de Fleur Fortuné ou "Bubble and Squeak" (2025) de Evan Twohy, Sharon Duncan-Brewster vue entre temps dans "Ballerina" (2025) de Len Wiseman, Hattie Morahan vue récemment dans "La Ruse" (2022) de John Madden, qui a croisé Sherlock déjà dans "Mr. Holmes" (2015) de Bill Condon, qui retrouve Helena Bonham Carter après "Alice de l'Autre Côté du Miroir" (2016) de Tim Burton et qui retrouve après "A la Croisée des Mondes : la Boussole d'Or" (2007) de Chris Weitz son partenaire Jason Watkins vue notamment dans "My Lady" (2017) de Richard Eyre, "L'Homme qui tua Don Quichotte" (2018) de Terry Gilliam ou "Scandaleusement Vôtre" (2024) de Thea Sharrock, Susan Wokoma aperçue dans "Burn Burn Burn" (2015) de Chanya Button et "Le Beau Jeu" (2024) de Thea Sharrock, puis David Sterne aperçu dans "RocknRolla" (2008) de Guy Ritchie, "Good Morning England" (2009) de Richard Curtis ou "Alliés" (2014) de Robert Zemeckis... On retrouve le style qui a fait la singularité de la narration des deux premiers opus, on savoure encore les intermèdes malicieux du Quatrième Mur, et même si c'est parfois trop clinquant on apprécie la photographie et l'esthétique générale qui renvoie à une sorte de roman-photo sur papier glacé, mais dans le même temps on ne perçoit jamais la personnalité du réalisateur Philip Barantini qui copie tranquillement son prédécesseur.
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On aime un peu moins le côté très sirupeux de l'idylle entre Enola/Brown et son Lord/Partridge, une idylle niaiseuse, pas aidée par un Lord pied-tendre aussi lisse et que fade, et qui ne correspond pas à l'esprit normalement indépendant et farouche de l'héroïne. L'enquête est bien menée, ou plutôt bien construite même si on sourit doucement à la morale très démago sur le fond de l'affaire... ATTENTION SPOILERS !... un butin de guerre qui serait rendu par l'empire britannique ?! Ben voyons et rappelons que Malte n'obtient son indépendance que en 1964... FIN SPOILERS !... On devine en toute logique qu'il y a retour du fameux antagoniste Moriarty, et si dans le film précédent il apparaissait comme une femme d'origine africaine on peut ou pouvait croire en toute légitimité qu'elle n'était qu'un leurre, comme pouvaient l'être tous les différents sbires du S.P.E.C.T.R.E. dans la saga 007. Suspense... ou pas !... Mais le pire reste les scènes de combat, de sempiternelles séquences elliptiques, découpées à la serpe ce qui donne aucune lisibilité ni fluidité dans les scènes d'action. Eprouvant. Néanmoins, le style propre à la saga, la relation avec les spectateurs comme la relation intra-familiale chez les Holmes permet de passer un relatif bon moment.
Note :
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