Evil Dead Burn (2026) de Sébastien Vanicek
A l'instar de grandes sagas cultes comme "Alien" (1979-2024) ou "Predator" (1987-2025) qui ont été relancé très récemment avec plutôt de bonnes inspirations à défaut d'atteindre le niveau des films originaux, voici que la trilogie horrifique culte "Evil Dead" de Sam Raimi continue sur sa lancée après d'abord un reboot avec l'éponyme "Evil Dead" (2013) de Fede Alvarez et surtout après sa suite "Evil Dead Rise" (2023) de Lee Cronin. A la production on retrouve justement ce dernier, Lee Cronin qui a signé récemment "Le Réveil de la Momie" (2026), puis plus logiquement Sam Raimi qui a réalisé récemment l'efficace "Send Help" (2026), sans oublier l'acteur fétiche du cinéaste Bruce Campbell qui n'apparaît pas dans ce nouveau film pour la première fois de la saga. Pour choisir le réalisateur de ce nouvel opus, les producteurs historiques ont choisi un français, Sébastien Vanicek qu'ils ont remarqué avec son premier long métrage, "Vermines" (2022). Les producteurs ont été assez impressionné pour lui proposer de développer sa propre vision avec une liberté créative totale, ce qui a aussi permis au réalisateur d'imposer son scénariste, Florent Bernard, issu du collectif humoristique Golden Moustache sur Canal+, qui a donc logiquement signée des ciomédies auparavant avec les films "Jack Mimoun et les Secrets de Val Verde" (2022) de Ludovic Colbeau-Justin ou son propre film "Nous, les Leroy" avant d'aborder un genre plus effrayant avec "Vermines" (2022). Notons qu'en parallèle, un autre film de la franchise intitulé "Evil Dead Wrath" (2028) de Francis Galluppi a d'ores et déjà été annoncé. Le film est interdit au moins de 16 ans... Après l'enterrement de son mari, Alice se rend dans la maison isolée de sa belle-famille pour partager un dernier repas à sa mémoire. Mais la réunion familiale bascule dans l'horreur lorsque ses proches se transforment, l'un après l'autre, en créatures démoniaques. Confrontée à cet enfer, Alice découvre que les voeux prononcés autrefois continuent de la lier à son mari... Bien au-delà de la mort...
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Alice est incarnée par la suisse (francophone et non française) Souheila Yacoub remarquée notamment dans "Climax" (2018) de Gaspard Noé, "Le Sel des Larmes" (2020) de Philippe Garrel, "En Corps" (2022) de Cédric Klapisch, "Dune, Deuxième Partie" (2024) de Denis Villeneuve ou "Les Femmes au Balcon" (2024) de et avec Noémie Merlant, tandis que son père est pour un caméo du français Alain Chabat vu récemment dans "L'Amour Ouf" (2024) de Gilles Lellouche, "Kaamelott : Deuxième Volet, Partie 1" (2025) de et avec Alexandre Astier puis dans l'OFNI "Le Vertige" (2026) de Quentin Dupieux. Citons ensuite Tandi Wright vue dans "Black Sheep" (2006) de Jonathan King, "Jack le Chasseur de Géants" (2013) de Bryan Singer et plus récemment dans les séries TV "Brokenwood" (2018) ou "The Wilds" (2019), Hunter Doohan surtout apparu dans de nombreuses séries TV dont "Truth Be Told" (2019-2020), "Your Honor" (2020-2021) ou "Mercredi" (2022), idem pour Luciane Buchanan aperçue dans les séries TV "Les Nouvelles Légendes du Roi Singe" (2018-2020) ou "The Night Agent" (2023-2025), Erroll Shand aperçu dans les films "Le Dragon des Mers : la Dernière Légende" (2007) de Jay Russell, "Slow West" (2014) de John Maclean ou "Marama" (2026) de Taratoa Stappard, puis enfin Maude Davey remarquée dans la série TV "Profession : Reporter" (2021-2025)... Après un prologue super efficace mais sans doute trop générique, l'histoire débute assez vite, voir trop vite quand on s'aperçoit que le récit va à 100 à l'heure sans vraiment prendre le temps de poser les bases. Il n'y a que deux passages relativement calme, un très court au début dans la discothèque, puis un second plus long et plus intéressant dans le crématorium. Autrement le film s'emballe et monte en pression trop vite trop fort, à tel point que la dernière moitié de film reste sur un curseur placé très haut mais à l'oscillogramme constant.
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On ressent que le réalisateur français est enthousiaste, il veut en mettre plein la vue, être généreux à tous les niveaux mais, l'effet pervers, c'est qu'il ne contrôle plus grand chose. Le film devient violent et gore, logique, mais aussitôt, toujours et constamment dans un déluge de crime sanguinolent et trash, on frôle la surenchère mais heureusement il y a le "running gag". Et heureusement, le réalisateur français prouve qu'il avait bien les coudées franches, il revendique la french touch et c'est plutôt bien amené dans l'ensemble. On s'agace surtout des conséquences trop timorées ou légères, la survie a ses limites et quelques pansements et une clope c'est tout simplement n'importe quoi. On note quelques clins d'oeil à la trilogie originale, quelques séquences marquantes et particulièrement habiles, il est pourtant dommage que le film soit dénué de plans ou passages plus cultes ou icôniques. Sébastien Vanicek signe un opus original, brutal et décomplexé, voir "gourmand" avec un excellent point pour le maquillage et effets visuels qui vont faire détourner quelques regards. Bancal assurément, mais ça reste un pari réussi.
Note :
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