La Chaleur (2026) de Stephane Demoustier
Après les coulisses politico-architecturales de "L'Inconnu de la Grande Arche" (2025), le réaliateur-scénariste Stephane Demoustier revient au sous-genre du fait divers qu'il a abordé auparavant avec "La Fille au Bracelet" (2019) et "Borgo" (2023). Mais à la différence des deux histoires vraies précédentes, cette fois le cinéaste adapte un roman éponyme (2019) de Victor Jestin, prix Femina des lycéens. Le cinéaste précise qu'au-delà du thriller il a surtout voulu dresser le portrait d'une adolescence d'aujourd'hui : "Cette jeunesse évolue dans un contexte - écologique, politique, économique - anxiogène. J'ai l'impression que ces adolescents n'ont plus le même droit à l'insouciance que leurs prédécesseurs, dont j'étais."...
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Il fait anormalement chaud sur les plages des Landes où Marouane, 17 ans, passe ses vacances. Un soir, il assiste à un accident où un camarade ivre s'étrangle avec les cordes d'une balançoires. Il ne porte pourtant pas secours, puis décide de déplacer le cadavre et de l'ensevelir dans le sable. Mais petit à petit Leonard est hanté par son action tandis qu'il tombe amoureux de Giulia... Leonard est incarné par Hadrien Hussein pour son premier rôle à l'instar de ses camarades Noé Houssard ou Rida Elmanawehly. Citons ensuite Tristan Richard aperçu dans "Fils de" (2025) de Carlos Abascal Peiro, Martina La Manna aperçue dans "Roma Elastica" (2026) de Bertrand Mandico, Zakaiya Gouram vu entre autre dans "Revoir Paris" (2022) de Alice Winocour, "Youssef Salem a du Succès" (2023) de Kaya Basmi ou "Les Enfants vont Bien" (2025) de Nathan Ambrosioni, Sarah Le Picard vue dans "Les Cyclades" (2022) de Marc Fitoussi, "Le Beau Role" (2024) de Victor Rodenbach ou "La Femme de" (2025) de David Roux, Doralice Aberrane aperçue dans "Certains l'aiment Chaud" (2025) de Camille Delamarre, puis enfin Marguerite Demoustier qui a fait une apparition dans "Borgo" (2023) de son père avec sa maman, Cécile Ducrocq qui est apparue aussi dans "Terre Battue" (2014) et "L'Inconnu de la Grande Arche" (2025) de son conjoint avant de signer elle-même son film "Une Femme du Monde" (2021)... La chaleur, aussi logique qu'un été en vacances avec son panel impérissable d'ados en chaleur plus ou moins finauds. Un accident digne de n'importe quel fait divers et un ado qui semble amorphe de bout en bout. C'est le véritable problème du film, d'emblée, on ne s'attache jamais à Marwan/Hussein qui trimballe la même tête d'ahuri inexpressif et éteint sur tout le film. Dès la première scène pourtant de baignade festive il est déjà hors du temps : pourquoi ?! On peut ainsi légitimement s'attendre à une révélation, genre trauma passé ou trouble psy ?!...
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Mais on va constater ensuite que le gros soucis du film est symptomatique de ce jeune acteur, la faute est donc celui du casting, outre la jolie révélation de Martina La Manna alias Giulia et peut-être la petite soeur, tous les acteurs ados jouent particulièrement mal, récitant bêtement leur texte, sans vitalité sans âme sans chair ni passion. Mais le réalisateur maîtrise son sujet et son style, à la fois immersif et juste ce qu'il faut de comtemplatif, comme un oeil voyeur et témoin qui suit un Marwan qui est constamment en introspection, sans pour autant sentir ou percevoir autre chose que son air du néant. Son personnage surnage surtout grâce à un scénario qui fait évoluer son personnage via des actions-réactions pas toujours très futées mais logiques et/ou compréhensives. La fin est sans surprise, c'est si attendue et convenue mais le message pouvait-il ne pas se faire ?! Un bon thriller ado-estival qui aurait pu être plus solide et convaincant avec un casting plus judicieux.
Note :
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