Mort d'une Bond Girl aux bottes de cuir : Honor Blackman

par Selenie  -  7 Avril 2020, 12:46  -  #Décès de star - Bio

Une des plus mythique James Bond Girl est morte ce 05 avril 2020, Honor Blackman nous a quitté à l'âge de 94 ans.

Née en 1925 en Angleterre, elle est la fille d'un statisticien. Elle vit toute son enfance dans le comté de Ealing. A ses 15 ans ses parents lui offrent des cours d'acting suite à quoi elle s'inscrit à une école de musique et de théâtre.

 

Elle obtient un petit rôle non crédité pour la première fois dans le film "Fame is the Spur" (1947) de Roy Boulting. Puis elle est prise sous contrat par la Rank Organisation, société de divertissement qui distribuait notament les films Universal au Royaume-Uni.

 

Elle apparaît dans la grosse production "Le Retour" (1948) de Mervyn Le Roy avec Clark Gable et Lana Turner mais son premier rôle important est dans "A Boy, A Girl and a Bicycle" (1949 - ci-dessous) de Ralph Smart. Puis elle donne la réplique à Liz Taylor et Robert Taylor dans "Guet-Apens" (1949) de Victor Saville.

Elle tourne beaucoup durant les années 50, essentiellement dans des productions britanniques et la plupart restant plus ou moins discret. On peut néanmoins citer "Si Paris l'avait su" (1950) de Terence Fisher et "Atlantique, Latitude 41°" (1958 - ci-dessous) de Roy Ward Baker qui reste un des meilleur film sur le drame du Titanic.

Parallèllement elle débute aussi à la télévision dès 1953 et commene à apparaître dans des séries TV. Malheureusement, l'actrice connaît un divorce qui sera suivi d'une dépression qui va ralentir momentanément sa carrière à la fin des années 50.

 

Niveau télévision, elle joue dans "L'Homme Invisible" (1959), "Destination Danger" (1960) ou encore "Le Saint" (1962), mais elle revient en force après avoir obtenu le rôel principal féminin aux côtés de Patrick McGee dans la série "Chapeau Melon et Bottes de Cuir" (1962-1964- ci-dessous) qui lui apporte une popularité inédite et une une vraie renommée. 

Le succès de la série la ramène également vers le cinéma. Elle joue ainsi dans le culte "Jason et les Argonautes" (1963) de Don Chaffey. Mais surtout elle décide de quitter la série "Chapeau Melon et Bottes de Cuir" en pleine gloire pour assumer son rôle de James Bond Girl dans "Goldfinger" (1964 - ci-dessous) de Guy Hamilton avec Sean Conneryelle incarne Pussy Galore, où elle est une Bon Girl qui ose tenir tête à Bond ce qui est encore très rare pour le signaler.

Passant d'une série à succès à une franchise cinéma en plein boum, l'actrice connaît un regain d'intéret sur grand écran. Ses deux rôles lui permettent surtout de quitter des personnages de femmes souvent timorées et/ou ingénues pour des rôles de femmes fortes et libres. Elle devient en l'espace de quelques mois un symbole féministe d'émancipation.

 

Les années 60 sont ses années les plus fastes. On la voit ensuite dans "Les Chemins de la Puissance" (1965) de Andrew J. Stone, "Choc" (1965) de Mervyn Le Roy avec Jean Seberg, dans le western "Shalako" (1968 - ci-dessous) de Edward Dmytryk avec Brigitte Bardot et Sean Connery qu'elle retrouve après "Goldfinger", "Du Sable et des Diamants" (1968) de Don Chaffey et "Pour la Conquête de Rome" (1969) de Robert Siodmak avec Orson Welles et Sylva Koscina.

Elle tourne encore très régulièrement dans les seventies, avec Susan George et Charles Bronson dans "L'Ange et le Démon" (1970) de Richard Donner, dans le film de guerre "La Dernière Grenade" (1970) de Gordon Flemyng, elle retrouve Susan George dans "Thriller" (1971 - ci-dessous) de Peter Collinson, dans le western avec Dean Martin "Rio Verde" (1971) de Andrew V.  McLaglen...

Honor Blackman ne tourne quasiement rien pendant environ quatre ans, sans doute pour élever ses enfants, dont deux adoptés fin des années 60 avec son second mari. Elle revient après son second divorce (1975).

 

Elle revient avec un film d'épouvante, "Une Fille... Pour le Diable" (1976) de Peter Sykes avec Richard Widmark et Christopher Lee. Elle tourne ensuite "Le Chat et le Canari" (1978 - ci-dessous) de Radley Mitzger.

Etonnament, l'actrice disparaît littérallement du cinéma pendant 20 ans. Durant les années 80 elle tourne quelques téléfilms et joue de temps à autre pour des séries TV.

 

Au Royaume-Uni elle connaît pourtant un nouveau regain de popularité avec la série TV "The Upper Hand" (1990-1996) adaptation de la sitcom américaine "Madame est Servie" dans laquelle elle joue la belle-mère fantasque et séduisante.

 

Elle revient en suite sur grand écran après deux décennies dans "La Malédiction de la Momie" (1998) de Russell Mulcahy. Néanmoins elle ne jouera plus beaucoup pour le Septième Art. Elle participe au film "Le Journal de Bridget Jones" (2001) de Sharon Maguire, dans la comédie "Appelez-moi Kubrick" (2005) de Brian W. Cook et elle joue son dernier long métrage avec la comédie d'horreur "Cockneys VS Zombies" (2012 - ci-dessous à droite !) de Matthias Hoene.

Entre temps, elle apparaîtra encore à la télévision occasionnellement jusqu'en 2007.

 

Honor Blackman s'est mariée deux fois, une première avec un homme d'affaires (1948-1956), une seconde avec l'acteur Maurice Kaufmann (1961-1975) avec qui elle adopte une petite fille (1967) et un garçon (1968). Ensuite elle déclarera préférer être célibataire.

Honor Blackmann aura connu des hauts et des bas mais sa carrière restera marquée à jamais par ses seules années 1962-1964, apogée d'une Pussy Galore en bottes de cuir.

 

Honor Blackmann est morte ce dimanche 05 avril 2020 à l'âge de 94 ans.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Benjamin 07/04/2020 14:08

Merci pour cette synthèse, je ne connaissais pas l'actrice. Les premières photos choisies sont très chouettes. Le texte d'Almodovar que j'indique à l'instant sur mon site cite justement Goldfinger (il évoque aussi Lucia Bosè).