Mort de Jean-Paul Rappeneau !
Après la mort de l'acteur Tim Curry la rentrée s'endeuille encore avec la mort du réalisateur Jean-Paul Rappeneau survenue ce 1er septembre 2026 à l'âge de 94 ans.
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Né en 1932 à Auxerre au sein d'une famille riche dont le fortune est entre autre issue de la fortune du grand-père paternel entrepreneur ayant réussi dans les installation électriques et ayant acquis un château à Orléans. Il a bientôt une soeur, Elizabeth qui va également devenir cinéaste. Très jeune il est un garçon qui aime raconter des histoires, curieux il s'intéresse donc très vite aux arts bien entouré par une famille aisée. Il va aussi au cinéma et avouera plus tard que le premier film vu au cinéma est "Les Aventures de Robin des Bois" (1938) de Michael Curtiz : "C'était Robin des Bois, de Michael Curtiz, avec Errol Flynn, et donc pour moi le cinéma, c'était là où on se battait en duel. Sans doute est-ce pour cela que j'ai fait trois films où les gens se battent en duel." Il parvient à réaliser ses premiers courts métrages amateurs dès 1949-1951 ce qui l'amène bientôt à devenir assistant réalisateur sur les films "Leur Dernière Nuit" (1953) de Georges Lacombe, "La Belle de Cadix" (1953) et "Les Fruits de l'Eté" (1955) tous deux de Raymond Bernard.
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Il signe le court métrage "Chronique Provinciale" (1958 - ci-dessous) mais pour subvenir à ses besoins il obtient des rôles de figuration dans "Ascenseur pour l'Echafaud" (1958) et "Les Amants" (1958) tous deux de Louis Malle qui lui propose ensuite d'écrire le scénario de "Zazie dans le Métro" (1960) qui sera suivi de "Vie Privée" (1962). Le jeune Jean-Paul Rappeneau devient alors scénariste de "Signé Arsène Lupin" (1959) de Yves Robert à "La Fabuleuse Aventure de Marco Polo" (1965) de Noel Howard et Denys de La Patellière en passant surtout par "L'Homme de Rio" (1964) de Philippe de Broca avec qui il collaborera encore plusieurs fois mais sans être crédité.
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Il réussit à faire produire son premier long métrage, 'La Vie de Château" (1966) avec Philippe Noiret et Catherine Deneuve qui obtient un joli succès d'estime, lauréat du Prix Louis-Delluc 1966, qui lui permet aussi de voir un peu plus grand avec le film de Cape et d'Epée "Les Mariés de l'An II" (1971 - ci-dessous) pour lequel il retrouve son co-scénariste Claude Sautet entre deux de ses propres films. Ce film avec Jean-Paul Belmondo, Marlène Jobert et Laura Antonelli est un grand succès populaire engrangeant plus de 2,8 millions d'entrées France atteignant ainsi le top 10 annuel.
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Il signe ensuite, réalisateur-scénariste comme à son habitude désormais, le film mêlant romance et aventure "Le Sauvage" (1975 - ci-dessous photo promotionnelle) avec Yves Montand et Catherine Deneuve qui est un nouveau succès avec plus de 2,3 millions d'entrées France qui confirme le nouveau statut du cinéaste.
Le cinéaste ne se presse pas et prend le temps de choisir son sujet, son histoire et surtout d'écrire un film de qualité. Ainsi il se passe quelques années quand il revient avec "Tout Feu, Tout Flamme" (1982 - ci-dessuos) retrouvant Yves Montand et avec Isabelle Adjani qui est un nouveau succès avec un box-office équivalent de 2,3 millions d'entrées.
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Après quelques années, on lui propose d'adapter une pièce de théâtre qui fait un succès au théâtre Mogador avec Jacques Weber dans le rôle titre. Jean-Paul Rappeneau se souvient de surcroît avoir vu la pièce quand il était enfant. Mais jusqu'ici le cinéaste a toujours refusé les adaptations littéraires estimant qu'un réalisateur doit aussi être l'auteur de son film, sans compter que le statisme théâtral le gêne. Néanmoins, il finit par accepter avec l'aide du scénariste Jean-Claude Carrière, et impose quelques modifications qui doit privilégier le mouvement autant dans le texte réadapter et/ou rajouter.
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"Cyrano de Bergerac" (1990 - ci-dessous et ci-dessus) avec Gérard Depardieu dans le rôle titre, Jacques Weber dans un autre rôle, Anne Brochet et Vincent Pérez est un énorme succès critique et public, amassant plus de 4,7 millions d'entrées France et multiprimé avec un razzia de 10 Césars dont meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur pour Depardieu qui obtient également le Prix d'interprétation au Festival de Cannes, ainsi que les David di Donatello 1991 et "Golden Globes 1991 du meilleur film étranger.
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Finalement, le cinéaste estime que l'adaptation littéraire a stimulé sa créativité et lui a permis de se concentrer purement sur sa mise en scène. Ainsi il accepte la nouvelle proposition de son producteur d'adapter "l'inadaptable" et le choix se porte sur "Belle du Seigneur" (1968) de Albert Cohen mais après quelques mois Rappeneau préfère adapter la tétralogie (1947-1958) de Jean Giono avec comme héros Angelo. Une oeuvre réputée inadaptable après les tentatives de plusieurs grands réalisateurs comme René Clément ou Luis Bunuel.
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A l'écriture avec Nina Companez et Jean-Claude Carrière il signe donc "Le Hussard sur le Toit" (1995 - ci-dessus et ci-dessous avec le réalisateur) avec Juliette Binoche, l'inconnu Olivier Martinez et Isabelle Carré. Le succès de "Cyrano de Bergerac" lui permet une belle ambition pour une production au budget de 176 millions de francs (soit environ 27 millions d'euros) ce qui en fait le film le plus cher du cinéma français à l'époque. Au-delà de ses qualités intrinsèques indéniables le film est malheureusement un succès mitigé, amassant plus de 2,5 millions d'entrées France (ce qui reste le plus gros succès en France de Juliette Binoche) mais en-deçà des espérances comptables au vu du budget.
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Le demi-échec du film touche le cinéaste qui se retire un temps avant de revenir avec une histoire originale qui se déroule en 1940, qu'il co-écrit avec le romancier Patrick Modiano, spécialiste de 39-45 et qui avait signé auparavant le film "Lacombe Lucien" (1974) de Louis Malle qui avait lancé Rappeneau à ses débuts. Pour ce film le cinéaste retrouve Isabelle Adjani et Gérard Depardieu entouré de Grégori Derangère, Yvan Attal et Virginie Ledoyen. Malgré un casting quatre étoiles et un budget confortable de 27 millions d'euros le film "Bon Voyage" (2003) ne rencontre pas son public avec seulement 800000 entrées France et un box-office Monde d'à peine 9 millions de dollars. C'est le premier vrai échec commercial du réalisateur malgré trois Césars dont le meilleur espoir pour Grégori Derangère.
Le cinéaste en sort une fois de plus particulièrement touché et il prendra encore plus de temps pour revenir. Jamais il n'aura pris autant de temps entre deux films. Il revient avec une nouvelle histoire qu'il co-écrit avec Philippe Le Guay et surtout son fils Julien Rappeneau pour sa première expérience d'écriture, tandis que son second fils Martin Rappeneau est le compositeur du film. "Belle Famille" (2015 - ci-dessous) réunit des acteurs qui tourne pour la première fois sous sa direction avec entre autre Mathieu Amalric, Marina Vacth, Gilles Lellouche ou encore Karin Viard. Le film est un petit succès d'estime (comme son premier long métrage finalement...) avec un joli box-office de 1,7 millions d'entrées France.
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Mais il est évident que le public n'est plus aussi attiré par son cinéma et l'âge aidant le cinéaste ne reviendra plus derrière la caméra.
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Jean-Paul Rappeneau aura travaillé avec sa soeur Elizabeth Rappeneau (décédée en 2020), puis avec ses deux fils Julien et Martin qu'il a eu avec son épouse (mariage en 1971) Claude-Lise Cornely.
Jean-Paul Rappeneau aura été un des réalisateurs les plus populaires au sens noble du terme, avec des films virevoltant et rythmé, souvent léger même si ses deux meilleurs films restent deux drames adaptés...
Jean-Paul Rappeneau est mort ce mardi 1er septembre 2026 à l'âge de 94 ans.
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