Des Minions et des Monstres (2026) de Pierre Coffin
Le grand retour des plus cultes petites créatures du cinéma d'animation depuis très longtemps, apparus dans la franchise "Moi Moche et Méchant" (2010-2024) puis via leur propre spin-off avec déjà deux précédents films de la saga de "Les Minions" (2015-...), les Minions reviennent donc pour un septième film sous la direction de Pierre Coffin, créateur et co-réalisateur de quatre des précédents films mais cette fois il est en solo derrière la caméra, et retrouve à l'écriture Brian Lynch déjà scénariste de "Les Minions" (2015) et de "Les Minions 2 : il était une fois Gru" (2022). Le projet n'est pourtant pas de Pierre Coffin, c'est le PDG de Illumination, Chris Meledandri qui aurait eu l'idée de l'histoire où Les Minions réaliseraient leur propre film d'horreur. Le cinéaste a été emballé : "J'ai tout de suite accroché, c'était à la fois hilarant et tellement typique de ces monstres jaunes. Si les Minions cherchent toujours à réaliser les rêves des autres, cette fois c'était l'occasion de découvrir le leur. Les années 1920 nous semblaient très à propos, une époque où le cinéma était en plein développement. Un monde d'instinct et d'expressivité, le cadre idéal pour nos Minions." Pour cette nouvelle histoire, Pierre Coffin a cherché un nouvel angle en délaissant un peu son trio historique pour consacrer deux nouveaux venus avec James et Henry...
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Les années 20, Les Minions font la conquête de Hollywood en réalisant leur film d'horreur. Mais ils vont aussi tout perdre aussi vite en libérant malencontreusement une bande de monstres, ils vont devoir une nouvelle fois s'unir pour réparer ce désastre... Au casting vocal on retrouve évidemment le réalisateur-scénariste Pierre Coffin, créateur des personnages et surtout de leur langage si singulier, en V.O. comme en V.F. car finalement il est devenu une langue internationale. En V.O. pour les autres personnages citons Christoph Waltz vu dernièrement auprès des autres créatures "Dracula" (2025) de Luc Besson et "Frankenstein" (2025) de Guillermo Del Toro, Trey Parker créateur de la franchise "South Park" (1997-...) et également doubleur de nombreux de ses personnages mais aussi de l'excellent film d'animation "Team America : Police du Monde" (2004), Jesse Eisenberg vu dans "A Real Pain" (2024) de lui-même et "Insaisissable 3" (2025) de Ruben Fleischer, Zoey Deutch vue entre autre dans "Juré n°2" (2024) de Clint Eastwood ou "Nouvelle Vague" (2025) de Richard Linklater. En V.F. citons Alexandre Astier vu dans ses films décevants "Kaamelott" (2021-2025) et qui a prêté sa voix dans ses adaptations "Astérix" (2014-2018), David Marsais du Palmashow qui reprend son personnage apparu dans "Moi Moche et Méchant 3" (2017), puis enfin Camille Cottin vue récemment dans "Les Enfants vont Bien" (2025) de Nathan Ambrosioni et "Juste une Illusion" (2026) de Olivier Nakache et Eric Toledano... Le "minionais" comme l'appelle Pierre Coffin lui-même est toujours un langage hilarant (à voir en V.O. !), associée à la bouille des Minions on peut dire que 50% du job est fait, deux ingrédients inénarrables qui fonctionne toujours aussi bien et cette fois le scénario réunit grands et petits de façon encore plus probante. Le générique est absolument génial et impose d'emblée une cinéphilie des précurseurs du Septième Art, aussi malin que savoureux.
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Le ton est donné, avec une première partie qui reprend un peu l'idée de la trame de "Les Minions" (2015) en mode accéléré pour arrivée enfin à l'époque du cinéma muet. Le délire des Minions est toujours aussi fou, avec peut-être un peu plus de "violences débridées", les gags sont multiples et permet plus de surprises puisque les runnings gags de Kevin, Stuart et Bob laissent place à des Nouveaux Minions et donc de nouvelles personnalités. Tandis que le genre et le style enfantin ravira les plus petits, les plus grands et je dirais même les plus cinéphiles s'amuseront à collecter les clins d'oeils et autres références très nombreuses avec les frères Lumière, Eadweard Muybridge, Harold Lloyd, Charles Chaplin, Buster Keaton, Georges Méliès, Tex Avery, mais aussi de nombreux films de SF de l'Âge d'Or en passant par un superbe Sam pour "Casablanca" (1942) de Michael Curtiz. A un moment on peut penser à un certain foulli dans l'évolution du récit mais qui est rattrapé par la mise en abyme de l'ensemble. Le retour des Minions est donc une réussite et un régal plein de fantaisie et d'amour du cinéma.
Note :
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