Dolly (2026) de Rod Blackhurst
Attention, à ne pas confondre avec un autre film d'horreur homonyme "Dolly" (1992) de Maria Lease. Ce projet est un long métrage de Rod Blackhurst après son thriller "Blood for Dust" (2023) et un documentaire pour solutionner le lobby des armes aux Etats-Unis avec "The Tennessee 11" (2024). Le cinéaste explique : "Dolly est né de la crainte de ce qui survient lorsque le contrôle se substitue à l'amour, lorsque la protection maternelle bascule vers la possession. Le film puise ses racines dans les angoisses très concrètes liées aux traumatismes familiaux, et aux récits que nous imaginons pour parvenir à y survivre." Réalisateur-scénariste Rod Blackhurst co-écrit son scénario avec Brandon Weavil qui a signé son court métrage court-métrage "Genie" (2024) avant de retrouver son partenaire après le court-métrage "Babygirl" (2022). Le réalisateur cité comme inspiration le classique "Massacre à la Tronçonneuse" (1974) de Tobe Hooper, "Haute Tension" (2003) de Alexandre Aja et "Calvaire" (2004) de Fabrice Du Welz. Le cinéaste rajoute en note d'intention : "Au fond, Dolly, interroge sur la façon dont les traumatismes se répètent, et nous questionne quant à la possibilité de briser ces cycles. C'est une histoire de maternité, de contrôle, et de douleurs héritées. Au-delà de sa violence, c'est avant tout un récit sur l'identité, et sur les moyens qui existent pour pouvoir faire face à ceux qui nous façonnent." Film interdit au moins de 16 ans...
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Une jeune femme, Macy, lutte pour survivre après avoir été enlevée par une créature monstrueuse qui est bien décidée à l'élever comme sa propre progéniture... La jeune femme est jouée par Fabianne Therese aperçue dans "John Dies at the End" (2012) de Don Coscarelli, "Dans la Tête de Charlie Swan III" (2012) de Roman Coppola ou "Teenage Cocktail" (2016) de John Carchietta. Elle croise Sean William Scott révélation de la saga "American Pie" (1999-2012) vu plus récemment dans "Jackpot" (2024) de Paul Feig ou "Bad Man" (2025) de Michael Diliberti retrouvant ainsi après ce dernier son partenaire Ethan Suplee vu notamment dans "The Hunt" (2020) de Craig Zobel, "Babylon" (2022) de Damien Chazelle, "God is a Bullett" (2023) de Nick Cassavetes et qui retrouve son réalisateur après "Blood for Dust" (2023) à l'instar de Russ Tiller aperçu dans la série TV "Mercy Street" (2016-2017) ou le film "L'Epreuve du Feu" (2018) de Edward Zwick, Michalina Scorzelli apparue dans "Aftermath" (2013) de Thomas Farone ou "Girl in the Palms (2023) de John Russell Cring, Kate Cobb vu dans ses propres films "Dandelions" (2024) et "Okie" (2024), puis enfin n'oublions pas Dolly incarnée par Max the Impaler, catcheuse pro connue pour son style "monstrueux et theatral"... Le film débute effectivement comme un ersatz à "Massacre à la Tronçonneuse" (1974) en transposant le sud caniculaire à la forêt style les Appalaches mais en gardant le grain appuyé rappelant le found footage, la dimension rednek, le masque et le trauma inhérent à l'enfance. D'emblée tous les paramètres du genre sont mis en place, avec des dialogues limités, des silences inquiétants, des plans glauques avant une première rencontre particulièrement violente.
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Le ton est donné, assurément pas subtil on a surtout l'impression que Rod Blackhurst est un réalisateur qui a vu beaucoup de film du genre et qu'il a bien assimilé le cahier des charges de base mais par contre il ne parvient jamais à instaurer sa propre patte. On devine sans mal qu'il a dû se gaver de films d'horreurs mais qu'il n'a jamais su digéré et s'approprié réellement. Il ne suffit pas de copier un visuel efficace, on l'a forcément vu mille fois, il ne suffit pas de créer un boogeyman encore faut-il le rendre a minima crédible, il ne suffit pas surtout de confondre malaise et frisson tandis que le gore ne doit pas amener à des invraisemblances risibles ou ridicules... ATTENTION SPOILERS !... faire crier en articulant l'homme avec une mâchoire complètement briser est tout simplement impossible, la boogeywoman ne semble pas pouvoir courir alors pourquoi les tentatives de fuite madame la victime se fait toujours en marchant et à tâtons ?! Que dire du coup de poing "traversant" de par en par le père ?! D'autant plus risible qu'on ne s'y attend pas, trop surréaliste vis à vis d'un film qui était jusque là plutôt "terre à terre"... FIN SPOILERS !... Pourtant il y avait un potentiel certain, l'atmosphère glauquissime à souhait, le masque de porcelaine avait de quoi devenir iconique dans son genre, et la victime infantilisée entre perversion et malaise malgré un fond et un propos post-traumatique d'une tristesse infinie est une idée assez géniale. Malheureusement, l'écriture est pitoyable, rien ne tient, on dirait un premier film genre de fin d'étude et le jeu médiocre voire insipide de l'actrice principale n'aide pas. Résultat, un simple navet à ne pas conseillé qui sera, de toute façon, vite oublié...
Note :
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