Les Contrebandiers (2026) de Padraic McKinley
Premier long métrage de Padraic McKinley qui a surtout été jusqu'ici monteur, scénariste ou producteur essentiellement à la télévision et entre autre producteur-scénariste séries TV dont "Kingdom" (2015-2017). Le cinéaste a mûri son projet de nombreuses années avec l'espoir de se rapprocher du cinéma qu'il a aime, il cite ainsi "Jeremiah Johnson" (1972) de Sydney Pollack, "Délivrance" (1973) de John Boorman et "Sorcerer" (1977) de William Friedkin. Le cinéaste précise : "Ce genre de courage. Ce genre de sueur. Ce genre de poésie. J'espère qu'avec le film, nous avons apporté notre petite pierre à l'édifice de la lignée de Friedkin, Boorman, Pollack ou Weir." Réalisateur-scénariste il co-écrit son scénario avec Matthew Booi dont c'est le premier scénario, Leo Sherman qui a signé entre autre ses propres films comme "White Knuckles" (2004) ou "Trench 11" (2017), le plus expérimenté Matthew Chapman réalisateur de "Strangers Kiss" (1083), "Au Coeur de la Nuit" (1988) ou "The Ledge" (2011) et qui a écrit pour d'autres dont "Jeux d'Adultes" (1992) de Alan J. Pakula, "Color of Night" (1994) de Richard Rush ou "Le Maître du Jeu" (2003) de Gary Fleder, puis Shelby Gaines dont c'est le premier exercice d'écriture, étant avant tout compositrice avec son frère Latham Gaines qui avaient déjà signé la B.O. du film "The Kid" (2018) de et avec Vinceny d'Onofrio dans lequel ils avaient rencontré Ethan Hawke pour qui Shelby est la co-productrice-scénariste-compositrice du film à venir "Wildcat" (2026)... Oregon, 1933. Après la mort de sa femme, Samuel Murphy est arraché à sa fille et envoyé dans un camp de travail. Lorsqu'un surveillant sans scrupule lui promet la liberté contre une périlleuse mission de contrebande d'or, Murphy saisit sa seule chance de rentrer chez lui. Il s'embarque alors dans une expédition de tous les dangers, au coeur d'une nature hostile, où les trahisons se multiplient. Jusqu'où Murphy sera-t-il prêt à aller pour revoir sa fille...
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Samuel Murphy est incarné par Ethan Hawke qui retrouve son réalisateur après avoir été le co-producteur de la série TV "The Good Lord Bird" (2020), et vu depuis surtout dans le dyptique "Black Phone" (2022-2025) de Scott Derrickson, "The Northman" (2022) de Robert Eggers ou "Blue Moon" (2025) de Richard Linklater, tandis que le chef du camp est joué par Russell Crowe qui retrouve également son réalisateur après avoir été co-producteur de la série TV "The Loudest Voice" (2019) et du film "L'Exorcisme" (2024) de Joshua John Miller, et vu depuis dans "Kraven the Hunter" (2024) de J.C. Chandor, "Nuremberg" (2025) de James Vanderbuilt, puis retrouvera dans "Beast" (2026) de Tyler Atkins son partenaire George Burgess grand joueur pro britannique de rugby à XIII. Citons ensuite Julia Jones aperçue dans la saga "Twilight" (2010-2012), "Wind River" (2017) de Taylor Sheridan ou "Sang Froid" (2019) de Hans Petter Moland, Austin Amelio vu dans "Everu=ybody Wants Some !" (2016) et "Hitman" (2023) tous deux de Richard Linklater ou récemment "Hokum" (2026) de Damian McCarthy et surtout vu dans la série TV "The Walking Dead" (2015-2018) où il a croisé Avi Nash (2017-2020) et aussi vu sur grand écran dans "Permis d'Aimer" (2014) de Isabel Coixet ou "La Tresse" (2023) de Laetitia Colombani, Lucas Lynggaad Tonnesen vu notamment dans "Les Enquêtes du Departement V : Miséricorde" (2013) de Mikkel Norgaard, "Desperate Journey" (2025) de Annabel Jankel ou "Mecenaten" (2026) de Julia Thelin, la toute jeune aperçue dans "Sans un Bruit : Jour 1" (2024) de Michael Sarnoski, Alec Newman aperçu dans "Le Bonhomme de Neige" (2017) de Tomas Alfredson ou "Ils étaient un Seul Homme" (2023) de George Clooney, puis Sam Hazeldine vu dans "71'" (2014) de Yann Demange, "Hitman and Bodyguard" (2017) de Patrick Hugues ou "Le Dernier Duel" (2021) de Ridley Scott... Deux points avant tout : le duo de compositeurs est a priori connu pour leur "univers audio brut, organique et totalement inédit", résultat passable, la B.O. fait le job mais rien de bien innovant ou de singulier. Par contre un régal visuel pour les paysages grandioses... la Bavière ! En effet si l'histoire se déroule en Oregon (Etats-Unis) le tournage a eu lien en Allemagne, un trompe-l'oeil bluffant. Et enfin, sous couvert d'un drame d'aventure, le contexte social reste passionnant puisque l'intrigue part d'une conséquence directe de l'Executive Order 6102 signé le 5 avril 1933 qui interdit de détenir de grandes quantité d'or, et qui sera compléter plus tard le 30 janvier 1934 par le Gold Reserve Act qui transfère tout l'or à la Réserve Fédérale du Trésor américain. Cependant, le film omet de dire que l'Etat payait l'or à près de 21 dollars l'once tout en suggérant que l'Etat confisque simplement l'or ce qui est faux...
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Le contexte social tire forcément sur les cordes sensibles puisqu'un enfant est en jeu, mais sinon on est dans un pur film d'aventure style western moderne mené par deux acteurs au charisme indéniable. Malheureusement, si la première partie (mise en place, enjeu et protagonistes) est solide et prometteur mais très vite on remarque quelques passages qui gâche l'intégrité du récit. D'abord on constate les travaux forcés, un bagne où les acteurs ne jouent pas çà fond leur partition avec des coups de pioches bien mollassons, on sent qu'ils jouent, des efforts trop factices, puis le personnage de Murphy/Hawke qui est d'une suffisance et d'un narcisse qui ne colle pas à l'acteur, on sent sa supériorité sur les autres et qu'il le sait et le pense qu'il en serait presque hautain. Mais le pire reste certaines scènes complètement râtées voir idiotes, on pense essentiellement à la scène du pont ou la scène du baiser, deux séquences bien connes... ATTENTION SPOILERS !... s'emmerder à se passer lingot par lingot au-dessus du vide ?! Non mais sérieusement ?! Ok on peut passer que un gars à la fois, et ok disons que le sac est trop lourd, mais il suffit de tourner et de traverser un à un avec un ou deux lingots max, la scène du baiser "sous-marin" est simplement surréaliste car tout simplement inefficace et sans effet existante, excusable il y a quelques décennies pas en 2026... FIN SPOILERS !... Quel dommage... Les paysages sont magnifiques, l'atmosphère anxiogène et sous tension bien rendue et un dernier acte qui reste efficace sauve le film du naufrage. Une grande déception. Note indulgente.
Note :
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