Resident Evil (2026) de Zach Cregger

par Selenie  -  17 Septembre 2026, 11:38  -  #Critiques de films

Prévu comme un nouveau reboot voici un nouvel opus de la franchise adaptée du fameux jeu vidéo éponyme (1996-...) de Capcom et donc logiquement co-produit par Playstation Productions en association avec Sony Picture. Après la très inégale (pour ne pas dire médiocre) hexalogie (2002-2016) de Paul W.S. Anderson avec Milla Jovovich, un premier reboot avait surgit avec "Resident Evil : Bienvenue à Raccoon City" (2021) de Johannes Roberts qui avait satisfait les producteurs et qui avait parfaitement éveillé un nouvel intérêt pour la franchise, Johannes Roberts avait d'ailleurs annoncé son envie éventuelle de poursuivre avec une suite ce qui avait été évoquée dès 2022. Malheureusement pour lui (ou pour nous ?!) un succès surprise au cinéma allait changer la donne. En effet, le succès mérité de l'excellent film d 'horreur "Evanouis" (2025) de Zach Cregger poussa les producteurs a proposé le projet à ce réalisateur qui s'était déjà fait remarqué avec "Barbare" (2022). Zach Cregger accepta volontiers étant fan de jeu vidéo et en particulier de "Resident Evil" : "Ces jeux constituent une référence incontournable dans le genre survival horror" D'emblée le cinéaste a conçu son film dans l'idée de retrouver l'aspect viscéral de l'univers avec "une expérience explosive où la caméra se déchaîne" dans une histoire pensée comme si elle se déroulait en marge des jeux vidéos. Réalisateur-scénariste,  Zach Cregger co-écrit le scénario avec Shay Hatten qui a signé auparavant des films comme "John Wick : Parabellum" (2019) de Chad Stahelski, ou "Army of the Dead" (2021) et le dyptique "Rebel Moon" (2024) tous trois de Zack Snyder. Film interdit au moins de 12 ans... 

Bryan, coursier médical, doit livrer un urgence un colis important à l'hôpital de Raccoon City. Mais à peine y arrive-t-il que la ville semble être victime d'un incident sans précédent. La course de Bryan va devenir une véritable épreuve de survie dans un monde qui s'enfonce dans un chaos total... Le jeune coursier est incarné par Austin Abrams qui retrouve son réalisateur de "Evanouis" (2025) et vu auparavant dans "Gangster Squad" (2013) de Ruben Fleischer, "The Kinfs of Summer" (2013) de Jordan Vogt-Roberts, "La Face Cachée de Margo" (2015) de Jake Schreier ou "Wolfs" (2024) de Jon Watts. Citons ensuite Paul Walker Hauser vu récemment dans "Les Quatre Fantastiques : Premiers Pas" (2025) de Matt Shakman, "Y a-t-il un Flic pour sauver le Monde ?" (2025) de Akiva Schaffer ou "Springsteen : Deliver Me From Nowhere" (2025) de Scott Cooper, Zach Cherry apparu avec un même rôle dans "Spider-Man : Homecoming" (2017) de Jon Watts et "Shang Chi et la Légende des Dix Anneaux" (2021) de Destin Daniel Cretton ou "Paranoïa" (2018) de Steven Soderbergh et "Isn't it Romantic" (2019) de Todd Strauss-Schulson, Kali Reis ancienne championne de boxe aperçue dans "Black Flies" (2023) de Jean-Stephane Sauvaire ou "Reconnu Coupable" (2026) de Timur Bekmambetov, puis Andrea Miltnerova aperçue dans "Nosferatu" (2024) de Robert Eggers... Précisons que le Directeur Photo est Dariusz Wolski qui a travaillé sur "The Crow" (1994) de Alex Proyas, la saga "Pirates des Caraïbes" (2003-2011) ou tous les films de Ridley Scott entre "Prometheus" (2012) et "Napoleon" (2023)... Dans un premier temps rappelons que le film n'est pas censé reprendre le déroulé d'un jeu vidéo précis mais s'inscrit dans une sorte de spin-off ce qui lui permet entre autre de prendre quelques libertés vis à vis du jeu ou des films précédents. En outre, clairement le premier bon point est que Zach Cregger lorgne plus du côté de "... Bienvenue à Raccoon City" (2021) que du côté des films de Paul W.S. Anderson, notamment sur le visuel ou le côté "réaliste" évitant ainsi le style SF clinique pour une dimension plus viscérale.

Par contre, le côté horrifique prend un coup dans l'aile, dès qu'il y a du gore ou du tragique trash c'est aussitôt parasité par les répliques et/ou tics faciaux du personnage principal Bryan/Abrams, qui ajoute du comique qui désamorce forcément les effets d'épouvante. C'est la très mauvais idée du film surtout que que l'humour est mal amené, reposant par exemple sur un détachement aussi surprenant qu'inopportun du "héros", ce qui est tout sauf naturel ou normal surtout au début. C'est dommage, car le scénario est pourtant bien foutu, démarrant doucement comme un thriller décalé, sans abuser d'une armée de zombies en préférant une créature protéiforme assez répugnante pour faire son effet. Au fil du récit notre déception grandit, car se confirme la mauvaise idée du "comique", avec un "héros" qui n'arrête pas de parler tout seul pour dire des âneries plus ou moins évidentes et plus ou moins drôles. Dommage car les décors et le bestiaire offre un visuel très réussi avec des passages gores efficaces. Ca reste divertissant mais on en viendrait peut-être à lui préféré "... Bienvenue à Raccoon City" (2021) (?!)

 

Note :                 

11/20
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