La Bête dans la Jungle (2023) de Patric Chiha
Après des films comme "Boys Like Us" (2014), et dernièrement les documentaires "Brothers of the Night" (2016) ou "Si c'était de l'Amour" (2020) le réalisateur autrichien Patric Chiha revient avec un projet sur lequel il a commencé à écrire dès 2017, soit l'adaptation libre de la nouvelle éponyme (1903) de Henry James, une des oeuvres les plus célèbres de l'auteur qui illustre "la vaine recherche des âmes qui n'arrivent pas à se comprendre et les décisions ou agissements de tout homme qui influeront sur sa destinée tout au long de son existence." Un projet qui devait voir se former le couple Gaspard Ulliel et Vicky Krieps avant que la mort soudaine de l'acteur ne retarde la production. Rappelons que pourtant le duo tounera bel et bien ensemble mais dans "Plus que Jamais" (2022) de Emily Atef. Le réalisateur-scénariste est rejoint ensuite sur le scénario par le libanais Johane Chouhaib réalisateur des films "Sous mon Lit" (2004), "Pays Rêvé" (2011) et "Go Home" (2015), puis par la française Axelle Ropert qui a signé des films comme "Tirez la Langue, Mademoiselle" (2013), "La Prunelle de mes Yeux" (2016) ou "Petite Solange" (2021), mais aussi connue comme étant la scénariste fidèle et la conjointe du cinéaste Serge Bozon à l'exception notable de son dernier film "Don Juan" (2021). Notons que ce projet devance le film "La Bête" (2023) de Bertrand Bonello adapté du même livre...
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Dans une immense boîte de nuit en 1979, une homme et une femme guettent ensemble un événement mystérieux. L'ère du disco bat son plein, une histoire d'amour, d'une obsession qui va perdurer durant 25 ans en attendant toujours cet événement qui se manifestera finalement mais sous une forme plus tragique que prévu... L'homme est joué par l'israélien Tom Mercier vu dans "Synonymes" (2019) de Nadav Lapid, "Ma Nuit" (2022) de Antoinette Boulat et "Le Règne Animal" (2023) de Thomas Cailley, la femme est incarnée par Anaïs Demoustier vue dans "Novembre" (2022) de Cédric Jimenez, "Incroyable mais Vrai" (2022) et "Fumer fait Tousser" (2022) tous deux de Quentin Dupieux, elle retrouve après "Le Temps du Loup" (2003) de Michael Haneke sa partenaire Béatrice Dalle vu uniquement ces dernières années dans les films "La Vertu des Impondérables" (2019) et "L'Amour c'est Mieux que la Vie" (2021) tous deux de Claude Lelouch. Citons ensuite Martin Vischer acteur allemand essentiellement vus outre-Rhin dans des séries TV ou le film "Die Goldene Jahre" (2022) de Barbara Kulcsar, Sophie Demeyer qu'on n'avait pas vu depuis les courts métrages "Sois Sage Ô ma Douleur" (2007) de Damien Manivel et "Blackjack" (2017) de Lora Mure-Ravaud, Pedro Cabanas vu dans "L'Echange des Princesses" (2017) de Marc Dugain et "Une Sirène à Paris" (2020) de Mathieu Malzieu, et enfin Mara Taquin vue entre autre dans "Hors Normes" (2019) du duo Nakache-Toledano, "Afetr Blue (Paradis Sale)" (2021) de Bertrand Mandico ou "La Syndicaliste" (2023) de Jean-Paul Salomé... Forcément, il aurait sans doute voir ce film à sa sortie et pas en séance de rattrapage, car entre temps une autre adaptation libre du fameux roman de Henry James est sorti avec "La Bête" (2024) de Bertrand Bonello et la comparaison fait terriblement mal à cet OFNI (Objet Filmé Non Identifié) aussi inepte que prétentieux.
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Le film est un huis clos dans une discothèque qu'on traverse à travers le temps entre 1979 et 2004, où un couple s'entend pour attendre un événement qui doit arriver... Et on attend avec eux qu'il se passe quelque chose, vraiment. Mais il ne se passe rien, le scénario alterne constamment entre scène de danse (normal on est en discothèque) où on s'étonne que les danses soient si banales ou plutôt si interchangeables malgré les époques, on s'étonne de musiques toutes si peu représentatives de leur époques respectives, puis entre temps des instants de discussions ou du blabla sans que jamais on ne s'y intéresse tant ces dialogues n'amènent à rien et ne fait rien évoluer dans le récit. Il seraient muets que ça ne changerait rien au déroulement du récit. Ensuite il y a le casting, où seul Anaïs Demoustier surnage, la pauvre, dans ce gloubiboulga indigeste face à un partenaire fade, monolithique et monotone, sans la moindre nuance d'émotion qui ne transparaît. En conclusion, un non film faussement expérimental qui est de toute façon déjà tombé dans les limbes du cinéma français. Allez plutôt voir le film de Bonello...
Note :
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