Tout va Super (2026) de Patrick Cassir
Troisième long métrage de Patrick Cassir après les comédies "Premières Vacances" (2018) et "Un Mariage sans Fin" (2025). Si au départ le sujet n'était pas le cancer de sa mère, il est devenu un peu à l'insu de son plein gré le fil conducteur de son histoire comme il l'explique : "Au départ, j'avais envie d'écrire une comédie de situations. C'est mon genre préféré. J'ai commencé à imaginer des situations de comédie fortes dont celle d'un jeune couple qui finit par dormir chez un taxi. A la fin la fille demandait au garçon "Pourquoi onne va pas chez toi ? - Parce que ma mère est malade." Le réalisateur-scénariste revendique aussi l'influence du réalisateur américain Judd Apatow pour la "façon dont Tout va Super aborde avec humour le thème de la maladie. Patrick Cassir co-écrit son scénario avec Rudy Milstein qui a signé auparavant ses films "Mon Combat" (2019) et "Je ne suis pas un Héros" (2023)... Après plusieurs années à s'occuper de sa mère envahissante qui était malade, Elie est enfin soulagé et libre sa mère est guérie ! Enfin donc Elie peut penser à lui. Dans un bar il rencontre Anaïs dont il tombe très vite amoureux. Mais l'euphorie est de courte durée, sa mère fait une rechute, entre sa nouvelle histoire d'amour et sa mère, Elie est très vite dépassée...
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Elie est incarné par Hakim Jemili vu entre autre dans "L'Amour c'est Surcôté" (2025) de Mourad Winter, "Bagarre" (2026) de Julien Royal et "Mata" (2026) de Rachel Lang, tandis que sa mère est jouée par Noémie Lvovsky vue dernièrement dans "Des Preuves d'Amour" (2025) de Alice Douard et "Eleonore Duse" (2025) de Pietro Marcello. Citons ensuite Marie Colomb vue dans "Les Magnétiques" (2021) de Vincent Mael Cardona, "As Bestas" (2022) de Rodrigo Sorogoyen ou "La Voie Royale" (2023) de Frédéric Mermoud, Camille Chamoux vue récemment dans "Le Processus de Paix" (2023) de Ilan Klipper et "Numéro 10" (2024) de David Diane, Ruby Milstein co-scénariste du film et déjà vu dans "Lolo" (2015) de et avec Julie Delpy, "Un Peu, Beaucoup, Aveuglément" (2015) de et avec Clovis Cornillac ou "Avignon" (2025) de Hohann Dionnet, Alexandra Roth aperçue dans "Une Année Difficile" (2023) du duo Toledano-Nakache, "Gerald le Conquérant" (2025) de et avec Fabrice Eboué ou "La Maison des Femmes" (2026) de Mélisa Godet, Léa Issert remarqué dans "21 Nuits avec Pattie" (2015) des frères Larrieu mais surtout apparu à la télévision ensuite... Les moments les plus drôles et les plus réussis sont dans la bande-annonce. Comme trop souvent production fait une promo mensongère en mettant en avant une B.A. drôle et prometteuse en nous vendant une comédie qui promet donc un exercice idéal pour nos zygomatiques mais très vite on comprend l'arnaque. Résultat, les (rares) rires sont ceux de la bande-annonce donc rien de surprenant ni de neuf car en vérité il ne s'agit pas d'une comédie, au mieux d'une comédie dramatique voir même un simple drame à tel point que ce film est celui où j'ai le plus pleuré ! (sur environ 140 films depuis janvier)...
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Ainsi, après la rémission de sa mère Sylvaine/Lvovsky, Elie/Jemili sort enfin, et tente de rattraper le temps ce qui commence bien avec la rencontre de Anaïs/Colomb. Cette courte première partie est effectivement drôle, quasi uniquement basée sur la rencontre amoureuse et donc déjà vu dans la B.A. La comédie romantique fonctionne bien avec une jolie osmose au sein du couple Anaïs/Colomb et Elie/Jemili. Ensuite il y a la rechute annoncée, et c'est là qu'on a bien du mal à savourer tant le drame prend le pas sur la comédie, et donc tant on ressent la tromperie sur marchandise. Ce virage dans le genre était déjà l'écueil du récent "Ceux qui Comptent" (2026) de Jean-Baptiste Leonetti. On a bien du mal à comprendre le mensonge inutile ou les secrets de polichinelles même si il s'explique plus ou moins ensuite, cela crée surtout une sous-intrigue dramatique alors que le cancer se suffit à lui-même. Il aurait justement fallu trouver une idée pour continuer à faire rire, de rester dans la comédie mais une énième fois cela prouve il n'existe quasi plus de vraie comédie en France. Même le médecin est hyper sérieuse, jouée par une Camille Chamoux bridée jusqu'à être psychorigide pourtant, là aussi, le côté médical offre des possibilités de gags que jamais on n'aborde ici. Puis arrive la dernière partie, mélancolie, tendresse, nostalgie, amour de jeunesse... etc... et voilà un torrent d'émotion et des larmes (pour les plus émotifs je suppose). Ca na rien de vilain, c'est plutôt bien amené et les larmes restent purificatrices et donc l'émotion est parfaitement maitrisée, mais encore une fois, on voulait la comédie... Note indulgente !
Note :
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