Les Gendarmes (2026) de François Prévôt-Leygonie et Stephan Archinard
Adaptation de la célèbre bande-dessinée éponyme (1998-2021) de Henri Jenfèvre, Olivier Sulpice et Christophe Cazenove, le projet est avant tout celui des auteurs qui ont eu envie de porter leur BD sur grand écran après le dernier tome d'une longue série de 17 BD. Ainsi, ce sont les auteurs qui ont proposé leur projet au duo François Prévôt-Leygonie et Stephan Archinard spécialistes de la comédie avec notamment "Tout Schuss" (2016) ou "Vacances Forcées" (2025). Réalisateurs-scénaristes, ils ont relu les BD pour en extraire les meilleurs gags (normalement...) tout en imaginant une réelle intrigue inspirée d'un fait divers, où comment des trafiquants de drogue cachaient leur marchandise dans des nains de jardin car, car comme le rappelle François Prévôt-Leygonie : "La réalité dépasse souvent la fiction." Les deux cinéastes ont co-écrit leur scénario avec plusieurs autres mains dont Matthieu Zeller également co-producteur, Julien Arrutti membre de la bande à Fifi avec entre autre le tout récent "Marsupilami" (2026) ou Martin Darondeau qui vient de signer "De la Comédie Française" (2026)... La Brigade de gendarmerie de Charnay-Les-Mâcon est en branle-le-bas de combat pour l'annuelle Grande Fête des Jardins. Mais leur organisation et leur routine parfaitement huilées vont être mises à mal avec l'arrivée d'un jeune stagiaire tout droit débarqué de Paris, tandis que des voleurs de nains de jardins hantent les habitants...
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Les gendarmes sont composés de Arnaud Ducret qui retrouve ses réalisateurs après "Monsieur Je-sais-Tout" (2018), et qui retrouve après "Divorce Club" (2020) de et avec Michaël Youn et "Le Visiteur du Futur" (2022) de François Descraques son partenaire Marc Riso vu récemment dans des films sérieux comme "Gueules Noires" (2023) de Mathieu Turi ou "Alpha" (2025) de Julia Ducournau mais surtout habitué à la comédie dont le tout récent "L'Arnaqueuse" (2026) de Wilfried Méance après lequel il retrouve Henri Guybet, vétéran du genre après un Âge d'or dans les années 70 avec "Les Aventures de Rabbi Jacob" (1973) de Gérard Oury ou la saga "La Septième Compagnie" (1975-1977) de Robert Lamoureux et qui retrouve aussi après "Ah ! Si j'étais Riche" (2002) de Michel Munz et Gérard Bitton l'acteur Frédéric Bouraly qu'on n'avait plus vu au cinéma depuis "Beaux-Parents" (2019) de Hector Cabello-Reyes et surtout populaire avec la série TV "Scènes de Ménages" (2009-...). Citons ensuite Fred Testot qui avait déjà porté le bleu dans le sombre "Gardiens de l'Ordre" (2010) de Nicolas Boukhrief et la comédie "Cocorico 2" (2026) de Julien Hervé et retrouve après "Les Volets Verts" (2021) de Jean Becker l'actrice Clémentine Verdier déjà en bleu dans "K.O." (2016) de Fabrice Gobert et "Placés" (2021) de Nessim Chikhaoui, Alice David vue récemment dans "Adieu Jean-Pat" (2025) de Cécilia Rouaud, retrouvant Arnaud Ducret après "Les Profs" (2013) de Pierre-François Martin-Laval, puis après les deux "Babysitting" (2014-2015) de et avec Philippe Lacheau son partenaire et co-scénariste Julien Arrutti, ami et camarade de la bande à Fifi justement dans une quinzaine de longs métrages et qui ose parfois et plutôt rarement l'aventure ailleurs comme "Brillantissime" (2018) de et avec Michèle Laroque ou "Les Enfants de la Résistance" (2026) de Christophe Barratier, puis enfin Frédéric Saurel aperçu dans "Jamais sans mon Psy" (2024) de Arnaud Lemort ou "Un Monde Violent" (2025) de Maxime Caperan... Le vrai bon point est que le film tente réellement de rester fidèle à la BD tout en tentant de rendre le récit solide pour un long métrage, et nous constatons plutôt miraculeusement que ces tentatives sont réussies dans l'ensemble. Quelques changements qui s'avèrent sans doute nécessaire comme le remplacement de La Touille jeune gendarme passionné de technologie par LaGeekette jeune recrue qui rêve du terrain plutôt que du bureau, mais le plus ardue était de ne pas tomber dans le film à sketch à l'image de la BD construit de la façon une page = un gag.
Et franchement c'est encore un pari réussit, l'intrigue est bien écrite, le petit supense et le petit twist final autour du nain de jardin fonctionne très bien. Les plus aigris critiqueront le côté puéril de certains passages, les facilités narratives et quelques transitions laborieuses mais, rappelons tout de même que la BD reste une BD humoristique tout aussi simple et primaire, mais avec des situations aussi crédibles que farfelus inhérents au genre entre absurde,burlesque et aussi une certaine crédibilité avec une petite pensée pour le fameux gag des policiers par les Inconnus, puis évidemment et logiquement avec la saga "Le Gendarme de Saint-Tropez" (1964-1982) de Jean Girault. Tout ne fonctionne pas à 100%, le soucis des différences propres à chacun des arts entre le Septième et le Neuvième, mais les réalisateurs ont su garder l'esprit et l'univers de la BD et c'est à saluer. On sourit beaucoup, on rit peu mais bien, les personnages sont attachiants avec une filiation sympa pour leurs aînés du Sud. Un bon moment.
Note :
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