Kyma, l'Onde Mystérieuse (2026) de Romain Daudet-Jahan
Après les deux courts métrages "Les Champs Magnétiques" (2020) et "Colonie" (2022), voici le premier long métrage de Romain Daudet-Jahan qui aurait pensé son film "comme un retour à la science-fiction sensorielle et humaine qui a bercé son enfance" en précisant essentiellement les productions Amblin de Steven Spielberg et les récits de Jules Verne. Réalisateur-scénariste, il co-écrit son scénario avec Emilie Dubois co-productrice notamment de "Chien de la Casse" (2023) de Jean-Baptiste Durand qui signe là son premier scénario. Le cinéaste obtient tout de même un budget de un million d'euros, ce qui est tout à fait raisonnable pour un premier film soutenu par Moana Films, société de Marc Missonnier producteur entre autre des premiers films de François Ozon, "J'ai Toujours Rêvé d'être un Gangster" (2008) de Samuel Benchetrit, "Neds" (2010) de Peter Mullan, "Renoir" (2013) de Gilles Bourdos ou "Qu'un Sang Impur..." (2019) de Abdel Raouf Dafri... Film tout public mais avec avertissement... Tony, adolescent solitaire passionné par les animaux voit son existence bouleversée lorsqu'il rencontre dans son petit village une créature mystérieuse : la Kyma, onde sonore capable de briser la matière. Tony l'apprivoise et pense qu'elle est son amie sans réaliser le danger et le potentiel de la Kyma...
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Tony est joué par Jules Lefebvre apparu dans "Duelles" (2018) de Olivier Masset-Depasse et "Profession du Père" (2019) de Jean-Pierre Améris. Il est entouré de Lucy Loste Berset révélée dans "Le Temps des Secrets" (2022) de Christophe Barratier suivide quelques apparitions à la télévision, Mamadou Haïdara aperçu dans "La Vie de ma Mère" (2023) de Julien Carpentier et "4 Zéros" (2024) de Fabien Onteniente, Patrick d'Assumçao vu récemment dans "Magnificat" (2023) de Virginie Sauveur, "La Passion de Dodin Bouffant" (2023) de Tran Anh Hung ou "Le Domaine" (2025) de Giovanni Aloi, Stephane Guérin-Tillié, Eve Duranceau aperçue dans "Le Collectionneur" (2002) de Jean Beaudin, "En Attendant Avril" (2018) de Olivier Godin ou "Babysitter" (2022) de et avec Monia Chokri, Quentin d'Hainaut vu notamment dans "Boîte Noire" (2021) de Yann Gozlan, "Benedetta" (2021) de Paul Verhoeven ou "The Killer" (2024) de John Woo, Virgile Daudet aperçu dans "Dalida" (2016) de Lisa Azuelos ou "Swing Rendez-Vous" (2022) de Gérôme Barry, Yoann Blanc apparu dans "La Terre des Hommes" (2020) de Naël Marandin, "Adieu Monsieur Haffmann" (2021) de Fred Cavayé ou "Cap Farewell" (2026) de Vanja d'Alcantara, puis Damien Jouillerot enfant-star du début des années 2000 à partir de "Monsieur Batignole" (2001) de et avec Gérard Jugnot bien plus discret depuis malgré récemment "Vaincre ou Mourir" (2023) de Vincent Mottez et Paul Mignot ou "Les Caprices de l'Enfant Roi" (2026) de Michel Leclerc... Le film part mal dès le départ, d'abord en se vendant avec la tagline "Le renouveau du fantastique français" selon Sofilm (?!) ce qui est particulièrement présomptueux, puis enfin parce que le réalisateur a déclaré qu'il ressentait une certaine lassitude face aux extraterrestres anthropomorphes du cinéma traditionnel : "J'ai toujours voulu qu'on ne l'envisage pas comme un objet, mais vraiment comme un personnage avec des émotions, dont les fréquences changent en fonction de son état."... Alors, s'il est passionné de biologie dixit le cinéaste lui-même, on imagine Romain Daudet-Jahan n'est pas très cinéphile, on lui conseille de voir des films comme "Rubber" (2010) de Quentin Dupieux, "Abyss" (1989) de James Cameron ou plus récemment "La Nuée" (2021) de Just Philippot.
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D'abord le film n'assume pas complètement la forme invisible de Kyma puisqu'on la voit la plupart du temps, mais on apprécie tout de même les indices ou les éléments scientifiques "réels" qui nourrissent le récit autour des sons. Mais à part ça absolument tout est d'une médiocrité évidente, soit on a l'impression d'avoir vu le film mille fois, soit le ridicule finit pas gâcher le peu de tentatives valables, u récit si limpide donc que absolument rien ne nous surprend. D'un côté un scénario qui reprend un cahier des charges hyper éculé et galvaudé, la créature que rencontre un ado évidemment solitaire et réservé qui s'y attache plus vite que son ombre, une créature qui peut être dangereuse mais évidemment ce n'est pas sa faute mais celle des hommes d'une société corrompue... etc... Et nous ne sommes pas aidé par un trio de gosses aussi mauvais que possible - choses assez rares pour le notifier. Un panel de trois caricatures entre le petit génie amoureux des animaux, le black gentil et la fille qui parle comme un chartier pour faire genre "belle mais rebelle", aussi pathétique que risible, notamment aussi parce qu'on sent le côté forcé de chacun d'eux. Les deux parents ne sont pas en reste, ils jouent bien mais au minimum syndical, on parierait assez qu'ils savaient que tout ça n'étaient pas très prometteur finalement. Rien n'est original, faussement ambitieux comme faussement audacieux ce film est une petite arnaque bon pour un reclassement téléfilm pour pré-ado un soir d'ennui.
Note :
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