Anna et les Enfants (2026) de Diane Clavier
Premier long métrage de Diane Clavier qui jusqu'ici a essentiellement travaillé à la télévision en se spécialisant dans les séries TV familiales comme "Merci, les Enfants vont Bien" (2007-2008), "Drôle de Famille" (2011-2012) ou "Fais pas ci, Fais pas ça" (2016-2017). Ainsi la cinéaste s'inscrit dans la continuité avec une comédie qui traite de la famille et surtout des enfants : "J'ai donc décrotiqué cette thématique avec toujours la volonté d'aller chercher de la comédie dans ces liens parents-enfants. Mais avec Anna et les Enfants, j'ai souhaité pousser le curseur en découvrant que la phobie des enfants, (la pédophobie), existait vraiment..." Réalisatrice-scénariste, Diane Clavier co-écrit son scénario avec Olivia Côte, qui elle aussi a signé quelques séries TV depuis ses débuts en écriture sur la série TV "Vous les Femmes" (2007-2010), mais qui est surtout connue comme actrice s'octroyant donc logiquement ici un second rôle... Anna est atteinte d'une phobie rare : la phobie des enfants ! Ca n'est pas qu'elle n'aime pas les enfants c'est juste qu'elle en a peur. Quand elle retombe amoureuse de l'ex de sa vie tout va pour le mieux, jusqu'au jour où elle découvre qu'il a deux enfants...
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Ces deux enfants sont joués par la jeune Elina De Lion et Léo Delsart aperçu dans "L'Intérêt d'Adam" (2025) de Laura Wandel. Leur papa est joué par Alban Lenoir vu dans "Joli Joli" (2024) de Diastème, "Rapide" (2025) de Morgan S. Dalibert ou "Les Orphelins" (2025) de Olivier Schneider. Anna la pédophobique est incarnée par Camille Chamoux vue dans "Le Processus de Paix" (2023) de Ilan Klipper ou "Tout va Super" (2026) de Patrick Cassir et retrouve après "Pétaouchnok" (2022) de Edouard Deluc sa partenaire et scénariste Olivia Côte vue depuis dans "Un Monde Violent" (2025) de Maxime Caperan ou "T'as pas Changé" (2025) de et avec Jérôme Commandeur. Citons ensuite Mariama Gueye apparue dans "Petites Mains" (2024) de Nessim Chikhaoui et "L'Infiltrée" (2026) de et avec Ahmed Sylla et retrouve après l'affiche du film collectif "Selfie" (2019) son partenaire Estéban qui retrouve aussi après "Lucky" (2020) de Olivier Van Hoofstadt et "Haters" (2021) de Stephane Marelli l'acteur Fred Testot qui retrouve Alban Lenoir après "Marinette" (2023) de Virignie Verrier, puis qui retrouve après "Le Routard" (2025) de Philippe Mechelen et "Les K d'Or" (2026) de Jérémy Ferrari sa partenaire Céline Groussard aperçue dans "Acide" (2022) de Just Philippot ou "Un P'tit Truc en Plus" (2024) de et avec Artus, Bruno Georis apparu dans "La Mécanique de l'Ombre" (2016) ou "Les Promesses" (2022) tous deux de Thomas Kruithof, puis enfin Marie Papillon vue entre autre dans "Docteur ?" (2019) et "Mercato" (2025) tos deux de Tristan Séguéla... On remarque que ce film est passé sous les radars, une promo inexistante, une présence quasi invisible sur les réseaux sociaux et ce malgré un casting sympa et une histoire un peu universelle, où plutôt devrait-on donc comprendre un casting sympa mais non bankable et une histoire un peu éculée. En effet, la seule originalité repose sur la pédophobie (la peur des enfants donc) mais le ou la nouvelle conjointe qui doit assurer la garde des enfants de l'autre est un speech archi vu et revu, et souvent même il s'agit d'un homme forcément paumé face aux enfants.
Ici c'est donc une femme paumée car apeurée et angoissée dès qu'elle croise des enfants. La première chose qu'on constate est le côté clownesque de la situation, des actions-réactions de Anna/Chamoux exacerbées qui flirtent souvent avec le surjeu plus ou moins caricatural, mais, en vérité que connaissons-nous de cette phobie pour pouvoir en débattre ?! Et le film reste une comédie, le surjeu et/ou la caricature reste des éléments tout à fait recevables. Ainsi, le côté burlesque de cette phobie fonctionne bien, il suffit d'ailleurs de se dire que parfois on ne supporte pas certains enfants, on pousse le curseur à tous les bambins et on n'imagine pas si difficilement cette "allergie" aux petites têtes blondes. Le scénario se retrouve forcément un peu cousu de fil blanc. Le plus décevant reste les dialogues, sans créativité ni punch, très classique, trop banal et sans aucun passage marquant. Sans casser trois pattes à un canard donc cette petite comédie inoffensive reste assez amusante pour passer un bon moment.
Note :
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