Street Fighter (2026) de Kitao Sakurai
Il semble que le succès surprise de "Mortal Kombat" (2021) de Simon McQuoid ait donné des idées, confirmé par ailleurs par la suite "Mortal Kombat II" (2026) du même réalisateur. Ainsi les droits de l'autre célèbre jeu vidéo Street Fighter créé en 1987 par Capcom sont acquis par Legendary Pictures, connu pour être derrière la franchise "Godzilla" (2014-2024) ou "Enola Holmes" (2020-2026) et qui, niveau jeu vidéo, avait connu l'enfer avec le terrible échec (non mérité !) "Warcraft : le Commencement" (2016) de Duncan Jones avant leur succès "Minecraft, le Film" (2025) de Jared Hess. Ainsi, il s'agit là du 3ème long métrage en prise de vue réelle après "Street Fighter : l'Ultime Combat" (1994) de Steven E. De Souza et "Street Fighter : Legend of Chun-Li" (2009) de Andrzej Bartkowiak sans compter le film d'animation "Street Fighter II, le Film" (1994) de Gisaburo Sugii et plusierus films en direct video, séries TV et autres dérivés. Au départ la production a annoncé les frères Danny et Michael Philippou derrière la caméra avant qu'ils aient la judicieuse idée d'abandonner pour signer leur excellent "Substitution : Bring her Back" (2025). Finalement le film est réalisé par le méconnu Kitao Sakurai, connu outre-Atlantique pour son travail avec l'humoriste Eric André notamment avec leur série TV "the Eric Andre Show" (2012-2013) ou leur film "Bad Trip" (2021). Le scénario est signé de Dalan Musson qui a écrit auparavant sur la série TV "Falcon et le Soldat de l'Hiver" (2021-...) ou le film "Captain America : Brave New World" (2025) de Julius Onah, puis T.J. Fixman qui a fait ses gammes à l'écriture sur la franchise de jeu vidéo dont "Ratchet & Clank" (2007-2016) avant de s'essayer au cinéma avec le scénario du film "Carry On" (2024) de Jaume Collet-Serra. Le film est interdit au moins de 12 ans... 1993, Ryu et Ken Masters, deux street fighters autrefois inséparables, sont replongés dans l'arène lorsque la mystérieuse Chun-Li les recrute pour le prochain World Warrior Tournament : un affrontement brutal où se mêlent poings, destin et fureur. Mais derrière cette battle royale se cache une conspiration mortelle qui les oblige à s'affronter tout en faisant face aux démons de leur passé...
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Les deux héros sont incarnés respectivement par Andrew Koji apparu dans "Snake Eyes" (2021) de Robert Schwentke ou "Bullet Train" (2022) de David Leitch, et Noah Centineo remarqué dans la trilogie "A Tous les Garçons que j'ai aimés" (2018-2021) et vu ensuite dans "Black Adam" (2022) de Jaume Collet-Serra, "Dream Scenario" (2023) de Kristoffer Borgli ou "Warfare" (2025) de Ray Mendoza et Alex Garland. Citons ensuite Jason Momoa vu récemment dans "Minecraft, le Film" (2025), "Team Demolition" (2026) de Angel Manuel Soto ou "Supergirl" (2026) de Craig Gillepsie, Eric André acolyte du cinéaste aperçu aussi dans "Pire Soirée" (2017) de Lucia Aniello ou "Balls Up" (2026) de Peter Farrelly, Mal Jarnson vue justement dans "Mortal Kombat" (2021) ou plus récemment dans "Witchboard" (2024) de Chuck Russell, Callina Liang apparue dans "Presence" (2024) de Steven Soderbergh, Curis "50 Cent" Jackson rappeur révélé au cinéma dans "Réussir ou Mourir" (2005) de Jim Sheridan et vu depuis dans "La Rage au Ventre" (2015) de Antoine Fuqua, "Criminal Squad" (2018) de Christian Gudegast ou "Expendables 4" (2023) de Scott Waugh, David Dastmalchian vu dans des films aussi éclectiques que la trilogie "Ant-Man" (2015-2023), "Blade Runner 2049" (2017) de Denis Villeneuve, "Le Croque-Mitaine" (2023) de Rob Savage, "Oppenheimer" (2023) de Christopher Nolan ou "The Life of Chuck" (2024) de Mike Flanagan, Vidyut Jammwal star indienne vu dans "Force" (2011) de Nishikanth Lamath, "Thuppakki" (2012) de A.R. Murugadoss ou "Bullet Raja" (2013) de Tigmanshu Dhulia, puis dans leur premier rôle au cinéma, Orville Peck chanteur country connu pour ne jamais dévoiler son visage, pusi les combattants Hirroki Gotö champion de catch japonais, Cody Rhodes champion de catch américain aperçu déjà dans la série Tv "Arrow" (2016-2018), Roman Reigns actuel champion du monde poids lourds de catch apparu auprès de son cousin The Rock dans "Fast and Furious : Hobbs and Shaw" (2019) de David Leitch, puis Alexander Volkanovski actuel champion du monde poids plume UFC de MMA... Le film débute avec une scène pré-générique en animation aussi judicieuse qu'inspirée, sur la forme comme sur le fond et impose une violence brutale assez inédite pour le genre mais surtout fait une promesse essentielle : ca va saigner ! Encore faut-il que la suite la tienne ce dont on peut douter puisqu'en France le film est interdit uniquement au moins de 12 ans, au moins de 13 ans aux Etats-Unis. Le film reste en effet grand public, la partie live est constamment entre humour/fantaisie et action ce qui atténue la dramaturgie mais en même temps rappelle le fun inhérent au jeu d'arcades.
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Ainsi, le scénario est basique forcément, mais les personnages icôniques sont bien là, le tournoi reste un fil conducteur logique et finalement le côté décérébré et bourrin reste assuré et assumé. Le soucis n'est pas sur ces points primaires mais sur quelques autres paramètres, entre autre le casting pour certains personnages et des effets spéciaux pas toujours au niveau. Par exemple, David Dastmalchian manque un peu de charisme pour Bison tandis que 50 Cent fait un Balrog trop "retraité". Niveau effet visuel certains passages prêtent à rire comme quand Zangief fait l'hélicopter avec deux combattants. Mais le pire reste le montage, on alterne entre duels trop écourtés et quelques ellipses maladroites ce qui crée un récit décousu. La durée de 2h n'aide pas, avec 10-15mn de moins on aurait assurément gagné en densité comme en dynanisme. En conclusion, un film bien bourrin fidèle à l'esprit du jeu.
Note :
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