Alter Ego (2026) de Nicolas Charlet et Bruno Lavaine
Nouveau long métrage du duo Nicolas Charlet et Bruno Lavaine, artiste multi-facette très présent également à la télévision, qui ont écrit les scénarios de "99 Francs" (2007) de Jan Kounen d'après Frederic Beigbeder qu'il retrouve pour "L'Ideal" (2014), avant de réaliser et écrire leurs propres films avec "La Personne aux Deux Personnes" (2008), "Le Grand Méchant Loup" (2013) et "A la Recherche de l'Ultra-Sex" (2015). Au départ ils avaient imaginé "L'histoire d'un chauve qui rencontre son double mais avec un brushing." pour le théâtre, mais finalement leur producteur a plutôt émis l'idée du cinéma... Alex Flouard que son nouveau voisin est son sosie parfait, à un détail près, ce Axel Chambon n'est pas chauve, et semble même une meilleure version, plus drôle, plus aimée, et sans calvitie. Ce nouveau voisin dont il semble être le seul à remarquer cette ressemblance va bouleverser son quotidien...
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Les deux voisins Alex et Alex sont incarnés par Laurent Lafitte vu récemment dans "Classe Moyenne" (2025) de Antony Cordier, "La Femme la Plus Riche du Monde" (2025) de Thierry Klifa et "T'as pas Changé" (2025) de et avec Jérôme Commandeur, puis retrouve après "Les Barbares" (2024) de et avec Julie Delpy son partenaire Marc Fraize qui retrouve aussi de son côté après "Problemos" (2017) de et avec Eric Judor et le film collectif "Selfie" (2019) sa camarade Blanche Gardin vue ces derniers mois dans "Un Monde Merveilleux" (2025) de Giulio Callegari et "L'Incroyable Femmes des Neiges" (2025) de Sébastien Betbeder. Citons ensuite Olga Kurylenko Bond Girl de "Quantum of Solace" (2008) de Marc Forster, vue depuis dans "Oblivion" (2013) de Joseph Kosinski ou récemment "Black Widow" (2021) de Cate Shortland et "Thunderbolts*" (2025) de Jake Schreier, Zabou Breitman qui retrouve Laurent Lafitte après "De l'Autre Côté du Périph" (2012) de David Charhon, et vue plus récemment dans "Anges et Cie" (2025) de Vladimir Rodjonov ou "La Bonne Etoile" (2025) de Pascal Elbé, Giovanni Pucci remarqué dans "Mon Roi" (2015) et "Jeanne du Barry" (2024) tous deux de Maïwenn, Bertrand Goncalves vu dans "Bernadette" (2023) de Léa Domenach ou "Ma Mère, Dieu et Sylvie Vartan" (2025) de Ken Scott, puis Olivier Brabant "Terre Battue" (2014) de Stephane Demoustier ou "Marinette" (2023) de Virginie Verrier... Sur les sosies le cinéma a d'ores et déjà son chef d'oeuvre, "Le Dictateur" (1940) de et avec Charles Chaplin qui a tout inventé, et sinon en France on peut citer le savoureux "Grosse Fatique" (1994) de et avec Michel Blanc. Cette fois le duo Nicolas et Bruno part d'un postulat qui laisse perplexe tant il est d'emblée bancal car trop peu vraisemblable ; en effet comment croire que seul Alex Floutard (le Lafitte chauve) remarque son voisin est son sosie ?! La ressemblance est forcément évidente on est bien loin du "il a un air" qui est d'ailleurs une option complètement occultée, aussi incompréhensible qu'invraisemblable même si au fil du récit cela participe au surréalisme absurde.
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Evidemment, dès le départ on peut s'imaginer plusieurs raisons et/ou causes comme la pure coïncidence ou un frère jumeaux et un secret plus ou moins enfoui, et on peut deviner l'issue façon comédie familiale avec un frère jumeau retrouvé, un frère jumeau qui veut se venger ou un sosie qui n'est pas là par hasard... etc... Toute la première partie repose sur un seul point de vue, celui de Alex le chauve qui supporte de moins en moins l'existence d'un sosie "mieux que lui en tout" d'autant plus quand personne ne remarque cette ressemblance, même pas son propre sosie ! Difficile à admettre mais l'histoire est si focaliser sur cette vision des choses qu'on finit pas y croire, et peut-être imaginer que le dénouement va nous mener à une simple démence car faudra bien expliquer cet "aveuglement" des autres. En attendant, l'intrigue évolue d'abord doucement où tout repose avant tout sur la performance de Laurent Lafitte en Alex et Axel, un double rôle savoureux et magnifiquement assuré entre le Alex paumé, décontenancé, jaloux et frustré qui en devient un parano complotiste qui vire dangereux, et un Axel voisi idéal et trop parfait pour être honnête (ou pas !). Partant d'une idée de départ saugrenue la première partie reste ancrée dans une réalisme "paranoïque" selon Alex,avant de virer ensuite vers un surréalisme loufoque (quoique !) dans une histoire alternant constamment entre les genres de la pure comédie au thriller parano en passant parle Film Noir ou le fantastique. On est toujours un peu bloqué par le postulat de départ, mais les dialogues fusent, les gags visuels et de situations restent souvent très drôles dans un scénario bien huilé qui arrive même à nous surprendre. Un très bon moment.
Note :
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