Jumpers (2026) de Daniel Chong

par Selenie  -  6 Mars 2026, 13:49  -  #Critiques de films

Voici le 139ème Classique Disney mais surtout le 30ème film Pixar, pour un premier long métrage de Daniel Chong producteur-scénariste de la série TV animée "We Bare Bears" (2014-2020), mais surtout animateur depuis de longues années entre autre sur les longs métrages "Volt, Star malgré Lui" (2008) de Byron Howard et Chris Williams, "Kung Fu Panda 2" (2011) de Jennifer Yuh Nelson, "Cars 2" (2011) de John Lasseter et Brad Lewis, "Epic : la Bataille du Royaume Secret" (2013) de Chris Wedge, "Moi Moche et Méchant 2" (2013) de Pierre Coffin et Chris Renaud puis "Vice-Versa" (2015) de Pete Docter, retrouvant ainsi ce dernier comme producteur. Le scénario est signé de Jesse Andrews, auteur de la comédie romantique "Every Day" (2020) de Michael Sucsy et surtout scénariste du film d'animation "Luca" (2021) de Enrico Casarosa... Mabel, une adolescente passionnée par les animaux, saute littéralement sur l'occasion d'essayer une nouvelle technologie révolutionnaire permettant d'intégrer le monde des animaux et de communiquer avec eux d'une manière inédite en se glissant dans la peau d'une adorable femelle castor. Mabel se lance alors dans l'aventure et va apprendre que ce n'est pas si facile d'être un animal... 

Au casting V.O. citons Piper Curda enfant-star de Disney Channel notamment remarquée dans la série TV "C'est pas Moi !" (2014-2015), elle est entourée de Jon Hamm vu dans "Top Gun : Maverick" (2022) de Joseph Kosinski ou "Mean Girls : Lolita Malgré Moi" (2024) de Arturo Perez Jr. et Samantha Jayne, Meryl Streep vue récemment dans "Don't Look Up : Déni Cosmique" (2021) de Adam McKay et retrouve après "Le Diable s'habille en Prada" (2006) de David Frankel la top model HeidI Klum top model apparue dans "Coup de Peigne" (2001) de Paddy Breathnach ou "Moi Peter Sellers" (2004) de Stephen Hopkins, Dave Franco vu dans "Love Lies Bleeding" (2024) de Rose Glass, "Together" (2025) de Michael Shanks ou "Insaisissables 3" (2025) de Ruben Fleischer. Au casting V.F. citons Mallory Wanecque vue dans "L'Amour Ouf" (2024) de Gilles Lellouche, "Rapaces" (2025) de Peter Dourountzis ou "Le Gang des Amazones" (2025) de Melissa Drigeard. Artus auréolé du succès de son film "Le P'tit Truc en Plus" (2024), et vu depuis dans "Chien 51" (2025) de Cédric Jimenez puis "Les Enfants de la Résistance" (2026) de Christohe Barratier, Melha Bedia vue dernièrement dans "Youssef Salem a du Succès" (2023) de Baya Kasmi ou "Le Mélange des Genres" (2025) de Michel Leclerc, puis enfin Alison Wheeler vue dernièrement dans "Flo" (2023) de Géraldine Danon ou "Avignon" (2025) de Johann Dionnet... Disney a enterré le style Pixar, ou plutôt il l'a vampirisé, et pour comprendre petite synthèse vite fait bien fait : 2006 Pixar est racheté par Disney, débutr de la fin. Pixar jusqu'aux années 2010 les projets étaient déjà dans les cartons, Disney également mais au fur et à mesure la firme aux grandes oreilles prends le meilleur de Pixar pour enrichir ses propres productions et on commence à le percevoir avec "Les Nouveaux Héros" (2015) de Chris Williams et Don Hall, tandis que Pixar commence à perdre en qualité originale et ne prise de risque, et eux ça débute surtout à partir de "Le Voyage d'Arlo" (2015) de Peter Sohn. Mais le processus prend de l'ampleur à partir de la création de la plateforme maison Disney+ en 2019, Disney pompe de plus en plus Pixar mais surtout Pixar n'aura jamais signé des films aussi Disneyien perdant de plus en plus leur propre identité en témoigne par exemple "Luca" (2021) de Enrico Casarosa ou "Elémentaire" (2023) de Peter Sohn. Et ce dernier projet tout droit pompé tranquillement sur la saga "Avatar" (2009) de James Cameron auquel Disney/Pixar a simplement transposé dans le monde actuel des animaux plutôt que les extraterrestres. 

Le scénario est hyper calibré, sensation de déjà vu entre  "Avatar" et le canevas Disney, deux mondes qui s'affrontent, message écolo démago martelé, un super méchant très très méchant, le rebondissement avec l'erreur qu'on doit réparer, et finalement tout le monde il est beau tout le monde il est gentil. Un plan qui a fait ses preuves surtout que ça plaît aux plus jeunes forcément moins critiques, et aux parents qui ne le sont pas plus tant que leurs enfants restent craquants devant l'univers trop mignons qu'on leur offre. Et pourquoi pas !? Mais avec un peu d'objectivité, ne trouvez-vous pas que Pixar signe des films d'animation de moins bonne qualité depuis une dizaine d'années ?! Les gags sont moins nombreux, moins efficaces, les messages et la morale moins subtils et donc une dimension plus enfantine (donc plus Disney que Pixar) ?! Et cette fois, même le graphisme déçoit sur certains animaux surtout. Les animateurs-dessinateurs ont travaillé avec des spécialistes des castors mais on peut avoir de léger doute sur d'autres animaux avec un bestiaire moins organiques et plus simplistes notamment avec les cervidés ou les reptiles qui ont ni poils, fourrures ou écailles. Niveau humour ça repose trop sur le castor mécanique incarné par Mabel et ses réactions, sinon ça reste bien sage pour ne pas dire soporifique. On finit de souffler avec cet élément volant final aussi grotesque qu'incohérent. Ce film devient le plus médiocre des Pixar, Disney creusant un peu plus la tombe Pixar et ce malgré le fait qu'évidemment les plus jeunes (moins de 9 ans) seront de toute façon comblés.

 

Note :                 

09/20
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